‹ Le rationnel, études complémentaires à l'Essai sur la certitude logiqueChapitre 20 sur 54 · Lachelier, De naluru syllofjismi, p · texte numérisé non relu

Lachelier, De naluru syllofjismi, p

indéfiniment. De même donc pourquoi ne nous laisserait-on pas le droit de l'énoncer ainsi : « Une droite finie fait partie des choses qui peuvent se prolonger à l'infini ». La droite est un des innombrables éléments linéaires qui se continuent indéfiniment 'arcs d'hyperbole, de parabole, de spirale, etc.), — lesquels d'ailleurs ne sont que des cas particuliers d'éléments spatiaux ayant cette propriété, — lesquels enfin rentrent dans la catégorie plus générale des choses à propos desquelles l'esprit peut procéder sans limite.

Mais, dira-t-on, s'il reste possible jusqu'à un certain point de parler d'attributs, de compréhension et d'extension en géométrie, c'est tout simplement dans la mesure où il reste de la qualité. Or celle-ci fournit un minimum de matière qui n'est. Là que comme substratum pour la quantité, et les raisonnements géométriques vont être essentiellement quantitatifs. Or le type d'un pareil raisonnement est celui-ci : A = B,'b = C, A = C. Ce n'est pas un .'syllogisme « puisque on ne saurait y distinguer ni majeure, ni mineure, ni grand, ni moyen, ni petit terme ' ».

Il n'est d'abord pas obligé qu'on soit tellement efîrayé par la distance qui sépare cette suite de trois propositions A = B, B = C, A = C, de cette autre suite : À contient B, B contient C, A contient C; et M. Renouvier n"a-t il pas fait sentir au contraire l'analogie des deux raisonnements en mettant le syllogisme général sous la forme A = e B, B = e C, A := e C 'où e désigne une fraction variable indéterminée), de façon à faire correspondre le syllogisme quantitatif au cas limite e^ 1-? Mais j'aime mieux, pour ma part, voir les choses autrement. Un syllogisme est avant tout une suite de trois propositions

i. Coiirnot, Essai -sur les fondements de nos connaissances, t. H, chap. XVI.

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