‹ Le rationnel [microform], études complémentaires à l'Essai sur la certitude logiqueChapitre 10 sur 32 · Cf. Y. Brocterd» tes ittfOqfteê gru · texte numérisé non relu

Cf. Y. Brocterd» tes ittfOqfteê gru

UNE CONDITION DU PROGRES SCIENTIFIOl'E

d'un astre, l'exactitude d'une théorie? Non seulement Hipparque et Ptolémée ont employé tout naturellement la méthode expérimentale, mais ils l'ont fait dans Tordre d'idées le plus propre, par son lien étroit avec les mathématiques pures, à réagir à son tour efficacement sur leurs progrès. Et ce n'est pas d'ailleurs ce qui semble s'être produit. Ces deux hommes ont été de grands astronomes, mais ils paraissent n'avoir utilisé que des notions mathématiques antérieures », et la mathématique pure, après leurs travaux d'application, n'a montré aucun rc^jain d'éclat.

'2"* D'une façon générale on nj niera pa.s (pic les Grecs ont observé, mais on tiendra à maiiilcnir la distance qui sépare l'observation, si savante (|u'ollo soit, de rex|)i;rimentâtton telle que nous l'entendons auj4)urd*hui. Mais laquelle de cet^ deu\ oix^nilions se trouve donc la plus éloignée, par sa natuiv% des éléments logiques, rationalistes, qui Mtmbicnt dominer rmtelligenee des Grecs et lui d^Miiutr .si tournure spéciale? N'est-ce p^ évidemment l'ulx^^rvation, et môme Tobservation dans ce (pi Vile a de plus simple, déplus primitif. di> nK>in.'« pn*pan:\ de moins attendu*? IK*» qu'elle est nuiins s]Kin(anôc, r|u*elle est tant «M>it peu provoquée, — à plu^ forte roîson quund rob.servation se n*.\'iH «Ick règles^ de le méthode ex|>érimenialo la phi.^ |xirfailc, n'est^ello pas inséparable de quelque idée a }>rhn^ de-quelque théorie? C'est ]& un point ^ur lequel il est devenu banal d'insister depuis < rintroduction k la médecine expérimentale >. Il n*apparaJt donc pas quel iiicomiKitiliilité doive se trouver aussi forte qu'on le dit entre les caractères essentiel de le n^étlnxle expérimenlale et

I. Y compris 1» Ibèoric des èplcy<lcs qui r<>iiiontc au roofis» A ApoltoaiiH. — Cf. r. Taancr^^ iltckerehti iut VuàtfiMùmiê

rorientalion naturelle de la pensée hellène. A la rigueur, à propos de l'observation des faits imprévus, des phénonriènes sans suite, sans raison, au moins provisoirement, nous comprendrions qu'on se posât la question de savoir si les Grecs étaient capables de les noter scrupuleusement, avec toute l'attention que doit le savant à tout phénomène constaté, quel qu'il soit. Mais ici justement, nous l'avons dit, aucun doute n'est possible : l'exemple d'un Aristote ne permet pas de dire que les Grecs n'aient pas su recueillir toutes les observations qui s'offraient à eux. On dira peut-être qu'il faut distinguer entre l'idée toute relative, toute provisoire, tout imprégnée du doute scientifique qu'un Claude Bernard réclame comme règle directrice de l'expérience, et les syslôiiK*^ thiHHrif]ui^^ absolus, ûii l'écrit gr^c risquait de Ui^scr m; pt*rvlre toute sa liberté d'appréciation, ûd dim qiril faut dUiliiiiguer entre le caraN:(cire provisoire •t seulement approehi^ des théoriofi <|trélal>orent nos savante et l'idée de la seienco achevi*e et rigoiineusement paifaito que se (aisoient les (irec^. Cela est just«>» et nous n'h^siloiks pas ik reconnaitix; que c*e«t la conception relativi:le qui s adapte le mieux ^lu dérelop* pement et au pit^rès de la inéiliode expérimentale. Mais d'abord on potirra remarquer que les efforts des 8eeptk|ueà( grecat ont certainennent oonirîbué à préparer cette conception relativiste \ » plus Si nos yeux que n'était capable de le faire le fidéi^one religieux du moyen âge. — Ensuite, et surtout» n*e«t-il jpa» évident que, si précieux que ^oit ce reloUvisme pour la formation de la méthode expérimentale, il ne lui était pas indispensaUlâ*? tlst-il vraiment nécessaire» pour que le p]iy.<icien se livre h ^(^ expéfiencos d*ûptique, qi»e l'éther n'ait pas pour lui une existence attirée? Etait-il nécessaire» jwur que Newtwi délerminiU

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