I. Couri de phil. potmv0. leoM V
â. Leçon VII.
bilité numérique des phénomènes correspondants Toute idée précise de nombre fixe est véritablement déplacée dans les phénomènes des corps vivants, nuand on veut l'employer autrement que comme moyen de soulager l'attention et qu'on attache quelque importance aux relations exactes des. valeurs assicrnées... La considération précédente conduit a apercevoir un second motif distinct, en vertu duquel il nous est interdit, vu la faiblesse de notre intelligence, de faire rentrer Tétude des phénomènes les plus compliqués dans le domaine des applications de l'analyse mathématique. En effet, indépendamment de ce que, dans les phénomènes les plus spéciaux, les résultats effectits sont tellement variables que nous ne pouvons pas même y saisir des valeurs fixes, il suit de la complication des cas que, quand même nous pourrions connaître un jour la loi mathématique à laquelle est soumis chaque agent pris a part la combinaison d'un aussi grand nombre de conditions rendrait le problème mathématique correspondant tellement supérieur à nos faibles moyens que la question resterait le plus souvent insoluble^ Ce n'est donc pas ainsi qu'on peut faire une étude réelle et féconde de la majeure partie des phénomènes
naturels *. » , • ^.,^
Ce passage, plus que tout autre, a de quoi surnrendre par la nature des arguments présentes : leur insulfisance montre surtout la conviction profonde où est Auguste Comte que de toutes parts la science rationnelle aura bien de la peine à franchir les hmites atteintes.
Qu'on lise encore ces réflexions sur 1 étude des astres- • i( Nous concevons la possibilité de déterminer leurs formes, leurs distances, leurs grandeurs