‹ Le rationnel [microform], études complémentaires à l'Essai sur la certitude logiqueChapitre 12 sur 32 · Lc^on IV · texte numérisé non relu

Lc^on IV

de symboles et de fonctions qu'elles peuvent être anienées à envisager, il suffit de songer aux progrès qu'elles ont faits depuis cinquante ans dans toutes les directions, où des bornes étroites leur étaient ainsi assignées.

La faiblesse de notre intelligence, les limites qu'il lui est interdit de dépasser, voilà ce qui revient sans cesse sous la plume d'Auguste Comte, quand, après avoir montré l'état actuel de la science, il s'interroge sur l'avenir : ce II y a lieu de croire que sans avoir déjà atteint les bornes imposées par Ja faible portée de notre intelligence, nous ne tarderions pas à les rencontrer en prolongeant avec une activité forte et soutenue cette série de recherches '». — «: L'analyse transcendentale est encore trop prè^ de sa naissance pour que nous puissions nous faire une jii.-Mc idée de ce qu'elle pourra devenir un jour. Mais, (lucllcs que doivent être nos légitime* e.spcninces. n'oublions pas de considérer avant tout les limiter impoe^es par notre constitution intelhnrludlo, et qui, pour nVHro pas susceptibles d'une détenu inalionpréci>Hî, n'en ont pas moins une réalité iiKXMUeslable •. i — Le» mathématiques s'appliqu4^ri>nt-eUe8 jaiûai.s aux corpî* vivants? « La première condition pour qu4> des phéno. mènes comportent des lois roalhémaliqucs ôusce|>tibles d'être découverte:^ c'est éviiknimcnt que les diverses quantités qu'ils présentent puissent donner lieu à des nombres fixes. Or en comparant ;i cet égard les deux grandes section.^ de la philosofiliie naturelle, on voit que la phy.siq«c organique toiit entière, et probablement :iuàVi les p«rlieâ le.s plus compliquées de la physique inorganique, sont nécessairement inaccessibles, par li^ur nature, à notre analyse mathématique, en verlu de rcxlréme voria-

Page 1