‹ Le réalisme du romantismeChapitre 77 sur 211 · Dans la lettre citée plus haut · texte numérisé non relu

Dans la lettre citée plus haut

Chaussard et Lebrun frondaient, l'un le chapeau de paille, l'autre la lorgnette1 ?

Enfin la première épîlre au roi contient une périphrase dont Boileau semble également satisfait, et qu'il « veut bien » transcrire aussi dans la même lettre. « Je me souviens, déclare-t-il, que M. de la Fontaine m'a dit plus d'une fois que les deux vers de mes ouvrages qu'il estimait davantage, c'étaient ceux où je loue le roi d'avoir établi les manufactures de points de France, à la place des points de Venise :

... Nos voisins frustrés de ces tributs serviles Que payait à leur art le luxe de nos villes2. »

Et, après avoir ajouté qu'Homère, Virgile et Horace « sont divins » pour leur talent d'exprimer les petits détails en beau style, il se retourne contre ceux « qui ne disent rien que des choses vagues ». Exprimer les détails vulgaires avec noblesse, c'est là, selon lui, le triomphe du poète.

Si Boileau fait souvent des périphrases par virtuosité, Racine en fait par respect des bienséances tragiques. Ses périphrases ne sont guère moins nombreuses que celles des Jouy et des Viennet.

Voici comment Néron peint Junie, qu'il a enlevée la nuit précédente :

Belle sans ornements, dans le simple appareil D'une beauté qu'on vient d'arracher au sommeil 3.

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