‹ Le réalisme du romantismeChapitre 76 sur 211 · Satire I, v · texte numérisé non relu

Satire I, v

langue1 ». N'était-ce pas assez pour autoriser les tours d'adresse pseudo-classiques?

Mentionnons quelques-unes des périphrases où s'est complu son ingéniosité.

Voici, d'abord, un passage de la quatrième épître dans lequel il « parle noblement de notre artillerie 2 » :

Le plomb vole à l'instant

Et pleut de toute part sur l'escadron flottant. Du salpêtre en fureur l'air s'échauffe et s'allume, Et des coups redoublés tout le rivage fume3.

Dans l'épître A mes vers, il marque son âge de la façon suivante :

Mais aujourd'hui qu'enfin la vieillesse venue, Sous mes faux cheveux blonds déjà toute chenue, A jeté sur ma tète avec ses doigts pesants Onze lustres complets surchargés de deux ans4.

« Tous ceux à qui j'ai récité cette épître5, écrit-il à Maucroix G, en sont aussi frappés que d'aucun autre de mes ouvrages. Croiriez-vous, Monsieur, qu'un des endroits où ils se récrient le plus, c'est un endroit qui ne dit autre chose sinon qu'aujourd'hui que j'ai cinquante-sept ans, je ne dois plus prétendre à l'approbation publique? Cela est dit en quatre vers que je veux bien vous écrire ici, afin que vous me disiez si vous les approuvez. » Et, citant ces quatre vers, il s'applaudit d'avoir « frondé assez heureusement la perruque ». Mais n'est-ce pas ainsi que

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