GROUPE FRANÇAIS (NORD). COMTÉS DE SIMCOE, NIPISSING, MUSKOKA
Simcoë. — Ce comté est limitrophe des pays que nous venons d'’étudier; c’est en traversant le district de Hastings, que les Canadiens trafiquants de fourrures gagnaient le lac Huron, par le lac Simcoë, en aboutissant à la presqu'île de Tiny, où ils créèrent un poste important. Ils y dominèrent longtemps, et ce ne fut pas avant 1830, qu'ils y furent atteints sérieusement par l’inmigration anglaise ; en 1830, on comptait déjà 2,300 habitants dans tout le comté. A partir de cette époque les Anglais progressèrent rapidement; en 1871, sur 57,389 habitants, on trouva 8,15: catholiques, dont 3,024 Canadiens, presque tous cantonnés aultou: de leur poste de Tiny. En 1881, le comté de Simcoë contenait 11,188 catholiques et 3,886 Français; ces derniers commençaient à se répandre hors de la presqu'île de Tiny; 1,672 d’entre eux, 44 0/0, étaient natifs de la province de Québec. Cette petite tribu française a été, elle aussi, victime dans une certaine mesure, du recensement de 1891 : il est vrai que l'on n’a pas diminué leur nombre, mais on n'indique aucun accroissement; on suppose, san doute, que les familles de Tiny, où les naissances étaient si nom-
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breuses, sont devenues stériles, et qu'on n'y voit plus d'enfants depuis dix ans.
Tel a été, en effet, le recensement de 1891 : population du comté. 83,828; catholiques, 12,750; catholiques français, 3,8K0; catholiques anglais, 8,870. Les catholiques français perdent 6 personnes, mais les catholiques anglais paraissent gagner 1,600 âmes. Cela est d'autant plus singulier que, en Simcoë, les immigrants irlandais ont diminué de 40 0/0 depuis 1871, et que la progression des Anglais a sensiblement faibli de 1881 à 18%; tandis que l'immigration de Québec augmentait au contraire. C'est donc toujours le même procédé !
Les catholiques anglais auraient seuls accru ieur progression, quand elle faiblissait partout ailleurs dans le comté, alors même que l'immigration irlandaise, leur pourvoyeuse habituelle, décroissait rapidement d'année cn année! Malheureusement, nous savons trop bien aujourd'hui ce que signifie un pareil symptôme : c'est l'indice très probable d'un prélèvement opéré au détriment des catholiques français. Nous avons donc étudié avec soin les paroisses où se remarquait la diminution de l'élément français. et toute espèce de doute a disparu de notre esprit. Il y a eu fraude, et le chiffre des catholiques français du comté de Simcoë doit être relevé à 4,500 âmes conformément au calcul de leur progression habituelle.
Comtés de Nipissing et de Muskoka. — Nipissing, à son extrémité N.-0., touche presque Tiny dont nous venons de parler. Tiny a été fondé, il y a près d’un siècle, par les coureurs de bois Canadiens; Nipissing a été colonisé tout récemment par les ouvriers canadiens, qui ont construit le chemin de fer du Pacifique qui traverse ces solitudes du nord. Le dénombrement de 1891 lui attribue 13,020 habitants, dont 8,311 sont catholiques, il est vrai que dans cet acte on ne répute Français que #,347 de ces catholiques. Mais l'honorable M. Tassé a réfuté cette évaluation devant le Parlement d'Ottawa :
« Tout cenx qui résident, dit-il, dans l'est d'Ontario et surtout dans le Nipissing, sur le chemin de fer du Pacifique, savent qu'en 1881, c'était encore une solitude: tandis que l’on y a constaté, en 1891, l'existence de 8371 catholiques, dont les neuf
dixièmes sont des Canadiens français. Tous ceux qui suivent la ligne du Pacifique peuvent contrôler mon témoigoage. »
Il existait en effet, dans ce comté 3.362 natifs de la province de Québec en 1891 ; ce chiffre d’immigrants implique environ 6.000 Ca-
nadiens français ; mais à ces immigrants de date récente, il faudrait encore ajouter heaucoup de Canadiens établis en Nipissing depuis plus de 30 ans (il y en avait 900 en 1860); il en est venu aussi des des États-Unis et d’ailleurs, notamment sur la Matawan, ainsi que nous l’indiquent diverses correspondances locales, et les communications si intéressantes de notre savant ami Onésime Reclus. Ces informations confirment toutes les évaluations de M. Tassé.
Il ne peut se trouver d’ailleurs qu’un bien petit nombre de catholiques anglais, dans ce comté ou on ne rencontre que 268 natifs d'Irlande; ce serait s’aventurer beaucoup que d'évaluer à 600 le nombre des catholiques anglais dans cette contrée. Il resterait donc 7.771 cacholiques pour représenter les Canadiens français établis dans le pays, et les quelques familles sauvages qui rodent autour de leurs paroisses.
Le comté de Muskoka est beaucoup moins fréquenté par les Canadiens ; sur 26.515 habitants, il ne faut pas compter plus de 1.200 Fran. çais. Le résumé de tout ce groupe du nord nous offre donc au moins 4.400 Canadiens dans Simcoë. 7.000 dans Nipissing ; et 1.000 dans Muskoka ; ensemble : 12.400, susceptibles de recevoir un grand accroissement dans la présente décade.
QUATRIÈME GROUPE FRANÇAIS (OUEST) COMTES D’ESSEX, KENT, LAMBTON, BUTHWELL, ELGIN.
Les Français avaient fondé en 1700, dans l'État actuel du Michigan, le poste si important de Détroit qui comptait déjà plus de 1.200 habitants en 1760. C’est un démembrement de cette colonie, qui ayant passé dans la presqu’ile Ontarienne, a été l’origine du groupe français d'Essex. Ce groupe s'étend aujourd'hui sur cinq comtés de la province. Essex qui en fut le noyau primitif, puis Kent, Lambton, Bothwell et Elgin, qui devinrent successivement ses déversoirs.
En 1816, M5 Plessis, évêque de Québec, y trouva 2.500 catholiques ; le dénombrement de 1851 y constate 34.286 habitants, dont 10.537 catholiques ; 6,692 d’entre eux étaient Canadiens. En 1881 on a compté dans les cinq comtés ci-dessus 21.300 Canadiens. On voit par ces détails comment ce groupe s’est perpétué jusqu’à nos jours, par une progression régulière.
I eut cependant à subir en 1861, une assez rude épreuve : on avait
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inscrit au cens de 1851: 6.692 Canadiens; mais les recenseurs de 1861, non moins inexacts que ceux d'aujourd'hui, n’en inscrivirent que à.309; en réalité ils étaient 9.500. Ces recenseurs félons agissaient comme les autruches, ils s’imaginaient avec ces petits subterfuges, dissimuler et faire reculer la progression des Canadiens. Qu'’arriva-t-il cependant ? La vérité se fit jour en 1871 ; il se trouva alors 15.370 Canadiens; on en fut étonné! C'était tout simplement l’arriéré de 1861 qui reparaissait à la surface et qui dénonçait la sottise faite dix ans auparavant. L'effet produit sur l'opinion publique fut absolument inverse de celui que l’on avait espéré. Ainsi en arrivera-t-il, en 1901, il faut l’espérer, du census de 1891 !
Le tableau qui suit donnera une juste idée du développement de ce groupe canadien de l'Ouest, depuis 40 ans, et révélera en même temps les embarras que leur a suscités le dernier recensement.
Comités Population 4851 4801 1571 4881 4891 Catholique. . . 7.669 10.240 13.955 19.101 21.322
ESsex. . « À Canadienne. . . 5.424 3.706 10.539 14.658 14.001 Catholique. . . 1.119 2.963 3.167 3.781 3.849 Lambton + | Canadienne. . . 369 13 887 826 234 Catholique. . . 2.868 4.655 5.698 7.313 6.494 Kent . . + } Canadienne. . . 1.208 1.603 3.480 4.529 3.183 des Catholique. . . » ; 1.764 2.147 2,443 * * | Canadienne. . . » » 464 706 255
—. Cathclique. . . 195 1.589 1.380 2.088 2.482 8M: : : |} Canadienne. . . 93 38 507 579 63
Résumé des cin4 comtés.
Catholiques . . . . . . .. 12.451 19.447 96.264 34.490 36.590 Canadiens. . . . . . . . . . 7.094 5.30 15.877 21.298 17.736
Pour la première fois der 18 150 ans, la population canadienne de l’Essex a vu son accroxsement s’interrompre ; les catholiques euxmêmes, de ce comté, ont été atteints dans l'intensité de ieu. ::’ xression ; depuis 50 ans, ils augmentaient régulièrement de 28 à 30 0/0 tous les 40 ans; cette augmentation est tombée à 6 0/C en 1891.
D'où vient ce changement si subit et si considérable dans certaines classes de la population d'Essex ? Nous avens calculé qu’en se conformant aux formules de son accroissement moyen, le groupe tout entier de l’Ouest aurait dû, en 1891, présenter 27.000 Cszadiens au lieu de 17.736, et 43.000 catholiques au lieu de 3t 550,
D'où vient une telle d‘perdition ? Nous ne connaissons aucune épidémie, aucune catastrophe, aucune crise qui puisse l'expliquer. On ne remarque pas d’émigration extraordinaire organiste vers l'Ouest; la population générale des cinq comtés n’en présente point de trace. Les Canadiens seuls auraient-ils donc souffert de ce désordre anormal et sans cause apparente ?
Prenons, en effet, le comté d’Essex en particulier. Les protestant ont gagné, de 1831 à 1891, environ 6.000 âmes, soit 22 0/0, c'’est-àdire à peu près leur croissance habituelle; les catholiques ont gagné 11 0/0, un peu plus que le tiers de leur croissance ordinaire. Mais si nous décomposons les catholiques, nous trouvons que les catholiques anglais, qui n'étaient que 4.200 en 1881, sont 7.300 en 1891 ; ils gagnent ainsi 3.000 âmes (75 0/0). tandis que les catholiques français perdent, sur le census, 658. plus le bénéfice de leur accroissement naturel pendant 10 ans, soit environ 4.200; c'est-à-dire qu'ils perdent. rien que dans Essex, 4.858 âmes.
Si nous reprenons maintenant le compte du groupe tout entier, nous trouvons que les catholiques anglais sont 18.854 en 1891, avec un bénéfice de 5.662 ou 42 0/0 en 10 ans; les catholiques français, au contraire, perdent 2.562, plus le bénéfice de leur accroissement nature}, 6.400 ; ils sont donc en perte de 8.962, c’est-à-dire 42 0/0.
Il est donc surabondamment démontré que : 4° les catholiques français ont supporté seuls la charge de la déperdition.
2 Il n’y a pas eu, à proprement parler, beaucoup de déperdition de personnel, mais surtout un déversement de population.
3° Ce déversement a été opéré aux dépens des catholiques français et au profit des catholiques anglais.
4 Cette opération n'a pu être faite sans des manœuvres concertées d'avance pour préparer cæ transvasement.
Nous voilà donc de nouveau en présence de ce fait singulier que nous retrouvons partout comme le caractère spécial du cens de 1891. à savoir la réduction du nombre des catholiques français, au moyen d’un déversement opéré à leur détriment pour accroître l’importance du contingent catholique anglais. Les soupçons les plus légitimes
planent donc sur les recenseurs. Aussi les plaintes et les réclamations &
ont-elles été nombreuses dans les comtés intéressés. Le D' Casgrain, un des hommes les plus distingués du comté d'Es-
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sex, membre du Sénat fédéral, a publié que l’on avait transposé à sa connaissance, 1.713 personnes d'origine française, dans les listes d’osigine anglaise, dans le nord du comté; dans le sud on a relevé minutieusement des fraudes qui dépassent 1.590 âmes; M. Tassé a établi en plein Parlement que les comtés d'Essex et de Kent étaient fraudés de plus de 4.000 âmes.
Tout le monde s’est étonné dans la contrée, de la stagnation des Canadiens, qui depuis 0 ans reçoivent tous les ans un nombre considérable d'immigrants Canadiens, et qui possèdent une natalité proverbiale; tandis que les Irlandais dont la natalité est médiocre, et dont l'immigration diminue d'année en année, paraissent s'être développés avec un essor tout à fait extraordinaire en 1891.
De nombreux détails viennent à l'appui des soupçons que l’on conçoit : on a remarqué que dans tous les endroits ou les Canadiens étaient assez nombreux, pour se faire représenter utilement dans les commissions de recensement, ils conservaient un certain accroissement, mais que partout où les cominissaires anglais avaient la haute main, les Canadiens étaient réduits au delà de toute mesure, voire même qu'en certains lieux, il n'en restait aucun; ainsi à Amhersburg, où sur 2.672 habitants, on comptait 785 Canadiens en 1881, il n’en reste plus que 69 en 1891. Par contre, dans un centre tout français, à Belle- Rivière, où sur 56 habitants, on comptait 483 Canadiens en 1881, on en trouve 63 en 1891.
Nous pensons donc avec M. Tassé, et comme le D" Casgrain, que dans les comtés d’Essex et de Kent, le recensement de 1891, enlève aux Canadiens 4.000 âmes et mème davantage; cependant il serait difficile jusqu’à plus ample explication, de présumer plus de 16.500 Canadiens, dans Essex; le mouvement de la population française se complique ici d’une diminution inexpliquée dans la population catholique qui à besoin d’être éclaircie.
Le comté de Kent doit être augmenté de 1.000 âmes qui ont été indûment attribuées aux catholiques anglais, les Canadiens sont donc 4.183 dans ce comté. Quand aux 3 comtés de Lambhtion, Bothwell et Elgin, les Canadiens vu, leur petit nombre, y ont été plus maltraités que partout ailleurs; on ne leur a même pas reconnu autant de Français qu'il existe dans le pays d’immigrants venus de Québec; on y connaît
* 63 de ces immigrants, mais les recenseurs ne reconnaissent que
| il 052 Canadiens ; on y comptait 2.130 Canadiens il y a 10 ans, il y en Depui
(1 a certainement aujourd’hui au delà de ce chiffre. natifs Nous pensons donc que le total des Canadiens du district d’Essex n'est York
A pas inférieur à 22.533, Sur ce chiffre il y a 3.493 natifs de la province puis 9
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| | Il s'étend au nord de l'Ontario, depuis le comté de Nipissing, jus- des ha
| qu’à l'extrémité du lac Supérieur ; comme le Nipissing il est traversé Iles
|] dans toute sa longueur par le chemin de fer du Pacifique. En 1871 on la Fe
| y comptait 7.018 habitants, tant Indiens qu'Européens ; 1.035 étaient diens
| Canadiens, :t les autres presque tous sauvages; il y avait 3.326 catho- normbr
; if liques. — k: : 1: 20.320 habitants, dont 5.786 catioliques, qui se lention | subdivisaient 6: 72% Anglais, 1.562 Français, et 3.509) sauvages, — diens,
En 1891 : 41.856 habitants. dont 10.907 catholiques ; parmi ces der- Fonso).
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n | liques français et à peine 15 ou 1.U00 catholiques anglais, car les im- M | pl migrations irlandaises sont fort restreintes au nord du Canada, et tous À douzair
| | les Irlandais ne sont pas catholiques, tandis que la suite des événe- : âmes.
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} | chemin de fer du Pacifique avait imprimé à l'immigration canadienne M] Il noi \4 | dans ces parages. Le mouvement continue encore aujourd’hui, il e:t #g **cun | fort probable que le dénombrement de 1900 trouvera dans l’Algoma ll London, | À | 7 ou 8.000 Canadiens; mais en attendant nous considérons comme fi en 189: { certain qu'il ne s’y trouvait pas, en 1891, moins de 4.800 catholiques i| IQ français. poncme !
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|| Le recensement de 1871 releva à Toronto et dans le comté d'York, M {favorisée (Al 1.184 Canadiens français ; en 1881 ils atteignirent le chiffre de 2.140; À crché on remarquait déjà la croissance rapide des Canadiens de Toronto, ib existe é tel point que l'archevêque de cette ville en fut frappé et consentit, il y 8 “province a quelques années, à ériger une paroisse française spéciale, en faveur Mcomtés 6 des habitants français de Toronto et du comté d’York qui l'entoure. M iécade,
1s, il yen Depuis lors, on a constaté sur les registres de l’immigration, que 3.716 natifs de la province de Québec étaient établis dans Toronto et dans
Essex n'est York ; or, si l'on tient un juste compte des naissances survenues de-
a province puis 20 ans, parmi ces immigrants ; si l’on y ajoute les Canadiens arri-
vés dans ce pays, des États-Unis ou des districts francais d'Ontario, on ne peut pas estimer à moins de 5.000, et peut-être 5.500, le nombre ne dues des habitants de cette nouvelle paroisse canadienne. … ere Il est vrai que les recenseurs de 1893, dont nous connaissons si bien on 1871 on la «sagacité. les vertus et aussi l’opiniätreté », ont déclaré que les Cana- 1 035 étaient diens avaient diminué dans ces quartiers et qu'ils n'avaient pu dé- 996 catho- nombrer dans York et Toronto que 1.516 Canadiens ; mais cette prénes, qui 8 tention ridicule, de vouloir à tout prix réduire 6 nombre des Cana- Linie Le diens, ne peut ic tenir debout, devant les évaluations de Mer de Toos Uèbe ronto, corroborées par le registre des immigrants. Si réellement les 4.500 sau- 4 Canadiens se fussent trouves dan: une telle voie de décroissance, il 4 n'est pas probable que le prélat eût choisi ce moment pour déclarer que l'augmentation persistante des Canadiens nécessitaitl érection d'une À paroisse. En pareille mati‘re, les évêques anglais sont plus portés
holiques, et ent tous de
ide. ; THIN : À 800 catho- À vers la réserve que vers la précipitation. Maintenant, la paroisse ca-
nadienne est creéc, elle fonctionne, elle se développe depuis une demidouzaine d'années, et compte aujourd'hui bien au delà de cinq mille âmes.
car les imada, et tous des événetruction du canadienne
CAXADIENS DISPERSÉS
Il nous reste maintenant à parler de 23 comtés qui ne sont annexés d'hui, il et à aucun des groupes étudiés ci-dessus, non plus que les trois cités de hs l'Algoma À London, Hanilton et Kingston. Ces 26 circonscriptions comprenaient ons comme M °° 189:, à l’état vrès dispersé, 12 711 Canadiens ; mais le census de catholiques 11891 a singulièrement réduit ce nombre, comme partout ailleurs, et
.|même beaucoup plus qu'ailleurs; la réduction a été ici des trois MA quarts, nous n’y comptons plus que 3.108 Canadiens. Il est bien évident qu'il s'est produit là une fraude considérable, imté d’York, 1 favorisée par la grande dispersion de nos compatriotes ; nous avons e de 2.140: Mcherché à en déterminer l'importance de la manière suivante : il
b Toronto, à Aexiste évidemment une relation très étroite entre l'immigration de la
onsentit, il y &. province de Québec et le nombre des Canadiens dispersés dans ces
, en faveur comtés épars; or, nous avons trouvé que mille immigrants dans une (À i l'entoure. Mi lécade, correspondaient en moyenne à 1.560 habitants nouveaux au
me À
bout de la décade. Or, les 26 circonscriptions qui nous occupent présentaient en 1891, 6,409 natifs de la province de Québec; il y à donc à constater, d'abord, un faux matériel de plus de 3.000 personnes, puisque le registre des immigrants constate, dans ces mêmes comtés, la présence de 6.409 natifs de la province de Québec, alors que le recensement de 1891 n'estime que 3.108 Canadiens ; il est en outre nécessaire d'ajouter 2 à 3.000 âmes pour tenir compte de la postérité née dans le pays dans ces familles immigrantes; on ne peut donc pas évaluer, à moins de 9.000 âmes, le nombre des Canadiens français d’origine, qui résidaient en 1891 dans ces divers comtés.
Nous nousarrèterons sur cette observation et nous terminerons celte étude sur la province d'Ontario, en résumant l'évaluation des catholiques français (Canadiens) qui nous paraissent avoir été indûment d‘tour® .: dans l'Ontario, pour être reportés au compte des catholiques
anglais.