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Le recensement du Canada, 1871 [microforme]

Un statisticien distingué, M. Block, a dit: “Unestatir que dressée sans autre ‘“ préoccupation que la vérité n’est pas ‘“ celle qui échappe le mieux aux repro:

‘“ ches,’ Les fouctionnaires engagés dans ies travaux statistiques du recensement de 1871 ort pu, par expérience, se convaincre de l'exactitude de laréfiexion de M. Block, laquelle dns son honnêteté ne manque pas d’être quelque peu humiliante.

Harvey, auquel je réponds en ce moment, ne peut trouver à redire que je le refute et que je prenne, de là, occasion de relever quelques-unes des nombreuses erreurs dont se composent les attaques faites contre le Recensement. Longtemps à l'avance, avant même que le système suivi n'eut été adopté, certains journaux

rédisaient que le tout serait mal fait et es résultats incorrects. Cela venait de l'appréhension intuitive où l'on était que le recensement viendrait mettre à néant les calculs imaginaires sur lesquels on s'était. bâsé pour établir des arguments et des conceptions impossible. L'extravagance de ces calculs en était venue au point que quelques-uns estimaient la population probable du Canada, en 1870, au chiftre précis de 4 707,751, lequel chiffre certains autres déclaraient ‘plutôt au-des: us qu'au dessus de la réalité." M. Harve de son côté, prédisait une population c quatre millions et un quart pour les quatre premières provinces de la Confédération,

Il devenait pénible, pour les prophètes et leurs adhérents, d'admettre que ces calculs etces brillantes promesses d'une augmentation extraordinaire de population,

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dont on avait encombré les gazettes, les revues et les almanacs, ne s'étaient pas réalisés ; de même qu'il est pénible pour un homme d'affaires trop confiant de découvrir que ses spéculations n’ont point été aussi profitables qu'il s’y attendait. Il n'enest pas pour cela moins important pour un’ pays que pour un négociant de connaître la vérité, et il serait dangereux, pour l’un et pour l’autre, de se faire illusion sur des matières de cette importance.

Le même genre de déception s’était produit aux Etats-Unis; des calouls enchanteurs y promettaient une population de 45 et même de 50,000,000 ; grand fut aussi {à le désappointement, quand le Recensement vint établir le fait que cette population n’atteignait pas iout-à-fait le chiffre de 39,000,000. Nos voisins ont heureusement eu le bon esprit de recevoir avec dignité l’arnouce de cette vérité malencontreuse.

En répondant à l’article bien écrit, et sane aucun doute très gouté par beaucoup de personnes, de M, Harvey, je me trouve du côté imnopulaire de la question: inais comme je suissûr d’être, en même temps, du côté de la vérité, je me propose de la défendre quand même. de citerai aussi abondam'nent qne possible men savant adversair » et je tâcherai d’être très court. M. Hw vey commence sa critique du Recensement de 1871 pt. es mots suivants :

“Le Recer sement de 1881 donnait at Haut Ca- “ nada, au Jjas Canada, au Nouveau Brunswick “et à Nouvelle Ecosse environ trois millions ‘ d'hu’atants, et si ces provinces avuient continué ‘: d'y gmenter jusqu’en 1871 dans la proportion ‘sig alée poar les dix années précédentes, elles

“con ptéraient maintenant guatre millions ét un ‘qua tau lir : d'un peu moins de trois millions et

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