NOVEMBRE
L'aurore ne luit plus sur les champs désolés ; Les troupeaux ont quitté les luzernes sauvages ; De farouches clameurs s'élèvent des rivages ; La bise emporte au loin les artistes ailés.
Plus d'enfants aux bosquets ! plus de nids aux feuillages ! Plus de gais moissonneurs attroupés dans les blés ! Plus de doux tête-a-tête à l'ombre des treillages! Plus de concerts la nuit sur les flots étoiles !
C'est le mois où les morts, qui souffrent sous la terre. Désertant des tombeaux l'enceinte solitaire, Jettent au vent du soir de lamentables cris...
Oh ! ne restons pas sourds à leurs voix oppressées !
Allons tous visiter leurs tombes délaissées
Et prier, un moment, pour ces pauvres proscrits !
W. Chapman.