‹ Le Recueil littéraire (volume 2)Chapitre 50 sur 100 · MON EPITAPHE · texte numérisé non relu

MON EPITAPHE

Passant ! que pas un pleur Brûlant ne tombe Sur cette tombe.

— Pourquoi ? — Chut ! ci-gît un av.teur !

— Quel fut son sort ?

— Hélas ! on le croit mort Faute de n'avoir pu vivre, Erreur ! il mourut d'ennui...

— Comment? — Il lisait un livre...

Ecrit par lui !

Avril 1890. Adam Mizare.

PETITES NOTES

Petit train va loin ! — Avec le dernier numéro, .se terminait notre dix-huitième mois d'existence. Nous sommes heureux de pouvoir profiter de l'occasion pour remercier nos nombreux lecteurs de l'encouragement qu'ils nous ont toujours prodigué ; c'est pourquoi nous avons décidé que notre Recueil Littéraire serait maintenant publié à 12 pages au lieu de 8. C'est le meilleur témoignage de reconnaissance que nous puissions leur donner.

Nous avons aussi beaucoup de remerciements à adresser à nos dévoués collaborateurs, qui ont su, par leurs intéressants articles, captiver l'attention de nos lecteurs, et par là même, nous aider beaucoup dans notre tâche difficile. — Encore une fois, merci à tous !

Nous commencerons, dans notre prochain numéro, la publication d'articles très instructifs, intitulés : Etude snr le XVIIe siècle de Louis XIV. L'auteur est M. Paul Durand, qui a bien voulu nous donner la primeur de son remarquable travail.

Paraîtra aussi dans ce même numéro, une critique des « Feuilles d'Erable » de W. Chapman, par M. Rodolphe Brunet, avantageusement connu de nos lecteurs.

C'est toujours avec un vif plaisir que nous lisons le Gaulois de Los Angeles, Cal. Les « Chroniques Parisiennes » hebdomadaires de M. Albert Leprou sont insurpassables ! Les nouvelles locales et les mots piquants abondent ! La population de langue française en Californie doit être fier d'avoir un si bel organe ! Nous oftVons nos félicitations à M. Charles Raskin.

Nous accusons réception d'une charmante publication publiée à Paris. La Revue des Deux Frances est remarquablement dirigée par M. Léon de la Morinerie. Le premier numéro contient de très jolies poésies, chroniques, etc., par M^L Habramas, Lachelin Daguillon, MoUor, Groljac. etc. Le tout est clôt par une délicieuse nouvelle intitulée : « Nuit en mer », dû à la })lume du directeur. — Nous offrons nos meilleurs souhaits de prospérité à la Revue des Deux Frances.

Nous avons aussi reçu Les Plaisirs du Foyer. Nous en reparlerons dans un prochain numéro.

Déménagement. — Plusieurs de nos amis et abonnés des Etats-Unis nous ayant sollicité d'aller établir notre imprimerie à New York, nous nous sommes décidés d'y transporter aussi les bureaux de notre journal. Ainsi donc, à partir de ce numéro, nous publierons notre journal à New York. Nous espérons que tous les journaux qui veulent bien faire l'échange avec nous et nos correspondants se feront un devoir de nous adresser leurs communications comme suit : Le Recueil Littéraire, Ne^v York, U. S. A.

Notre prochain numéro ne subira aucun retard et paraîtra le 15 mai.

HELIKA

MÉMOIRE D'UN VIEUX MAITRE D'ÉCOLE

Xo 19

Ex ce moment, Adala s'éveilla en souriant et demanda sa mère, elle tendit ses bras vers elle et l'embrassa en l'appelant. Hélas, sa i)auvre mère n'était plus qu'un cadavre !

Deux jours après, Angeline fut déposée dans sa dernière demeure où elle dort encore aujourd'hui sous un gazon émaillè de tîeurs sauvages en attendant le jour où nous nous réunirons. Une pauvre croix de pierre sur laquelle est gravé son nom, avertit le passant indifférent qui foule les tombes du cimetière, qu'elle repose là.

Quand la cérémonie funèbre fut terminée, je pris Adala dans mes bras, la pressai sur ma poitrine et lui dis avec transport : i. Oh non, mon Adala, tu ne resteras pas orpheline, car désormais tu seras ma seule richesse, mon seul bonheur. »

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