‹ Le Recueil littéraireChapitre 16 sur 82 · I. — l.E DEPART · texte numérisé non relu

I. — l.E DEPART

l'a xlis qu'on s'empressait autour de l'infortune vicomte, le majurdome, s'approcham du marquis, demanda ■

— Monseigneur, q l'ordMinez-vous ? Faut-il mettre la maréchaussée à la poursuite de... ce chevalier ?

— Non, dit énergiquement le vieillard. Ecoutez, mes bons et fidèles serviteurs, vous qui pour la plupart êtes nés dans cette maison et ne voudriez pas la voir abjissée. Ecoutez ! que désormais nul d'entre vous ne me parle de cet affreux événement. Il serait au-dessous de moi de faire poursuivre les coupables. Ce n'est pas par la force qu'on renoue les liens brisés. Je ne dois p.us me souvenir que j'eus une fille. Nous trouverons un prétexte pour justifier son absence, son absence éternelle ... murmura-t-u d'une voix pieine de larmes, mais recouvrant aussitôt son énergie, il ajouia : vous direz cju'elle est en voyage, ensuite qu'elle est malade, et ennn qu'elle est morte !

— Morte ! lépeia le vicomte qui venait de reprendre ses sens.

— Oui, car eue n existe plus pour nous.

— Quoi ! vous voulez, monsieur le marquis, mettre l'abime du tombeau entre elle et vou^. .-"

— L'nonneur le veut... et rappjlez-vous, Eéonce, que la devise de mes aïeux, des voires, c'est : Tout pour I honneur !

Page 1