‹ Le Recueil littéraireChapitre 24 sur 82 · L'ORPHELINE · texte numérisé non relu

L'ORPHELINE

Dieu qui donne sa voile à la frêle nacelle Pour distancer les vents qui viennent la gonfler; Dieu qui donne toujours à l'oiseau qui chancelle LTne voix pour chanter, une aile pour voler ;

IMeu qui dit aux rochers : Couviez-vous de lierre Aux abeilles qui vont sur les fleurs : Moissonnez ! A la brise : Murmure ! A la souffrance : Espère ! A ceux qui doutent comme à ceux qui prient : Venez !

Se ressouvient aussi de la pauvre orpheline Qui, de ce monde, a bu l'amertume en naissant ; Et sur elle sa main plus doucement s'inclme, Et pour elle son cœur est plus compatissant. Montréal. Gonzai.ve Desailmers.

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