L'ORPHELINE
Dieu qui donne sa voile à la frêle nacelle Pour distancer les vents qui viennent la gonfler; Dieu qui donne toujours à l'oiseau qui chancelle LTne voix pour chanter, une aile pour voler ;
IMeu qui dit aux rochers : Couviez-vous de lierre Aux abeilles qui vont sur les fleurs : Moissonnez ! A la brise : Murmure ! A la souffrance : Espère ! A ceux qui doutent comme à ceux qui prient : Venez !
Se ressouvient aussi de la pauvre orpheline Qui, de ce monde, a bu l'amertume en naissant ; Et sur elle sa main plus doucement s'inclme, Et pour elle son cœur est plus compatissant. Montréal. Gonzai.ve Desailmers.