POURQUOI L'AMBRE COUTE CHER
— Comment se fait-il que l'ambre soit si coiiteux ? demandait un acheteur à un fabricant de pipes de New-York.
— Parce qu'il n'est pas abondant, et ensuite pour l'obtenir il faut endurer bien des misères. Le seul endroit où on le trouve en quantité suffisante est dans la mer Baltique. Les veines d'ambre courent de la Russie au Danemark, la Norvège et îa Suède. Dans l'ancien temps on le ramassait sur les côtes de la Jjalti([ue, où les tempêtes le rejetaient. Un certain nombre de personnes gagnaient leur vie a ramasser ainsi l'ambre sur la grève, et le font peut-être encore. La demande est si grande depuis cinq ans qu'on fait usage de machines aujourd'hui pour le ramasser.
Des bateaux dragueurs se rendent sur le terrain avec une longue filée de sceaux de fer qui graitent le fond de la mer et déposent les grattures sur le pont du navire. L'ambre est séparé des autres matières et mis de côté. Les plongeurs commencent aussi à le ramasser. Ils descendent avec leur étrange costume jusqu'au fond de la mer et au moyen tie pompe à air peuvent rester sous l'eau durant quatre ou cinq heures. Ils mettent l'ambre dans un sac et le retirent de l'eau. Cette veine d'ambre de la Baltique court sous la terre aussi bien que dans la mer, et on a déjà creusé une mine de 150 pieds audessous du niveau de la mer et on l'exploite comme on fait d'une mine de charbon.
l'Union des Cantons de l'Est.
SUPREME ADIEU î
Laisfe moi chérir ton fantôme, Mais ne parle pas [iiès de moi.
I u m'as fait soufl tir, j'ai tant pleuré par toi, Ou'il faut re.>-ter le moit, qu'une prière embaume. Laisse les vieilles souvenances Ne parle plus, je n'entends pas :
J'ai mis sur le ])assé des choses d'ici bas, Le 1 ardiin d nileureux, (|ui suit les grantis silences.
Madamk Blanchkcottf.
12 Lr. PETIT RECUEIL LITTERAIRE
CHOSES ET AUTRES
Un jeune ménage part de San-Francisco pour New-York. Au bout (le quelques heures, la jeune femme, une blonde cai)ricieuse, demande de la glace pour se rafraîchir; il n'y en a pas : le mari est au désespoir.
— Cinquante dollars pour de la glace ! je donnerai cinquante dollars !
— Cinquante dollars ? demande un voyageur.
—Oui...
— Eh bien, vous en aurez à la station prochaine.
Effectivement, à la station suivante le voyageur aj^porte une assiette de glace.
Même scène le lendemain. Cette fois, le voyageur demande cent dollars. A la station suivante, il apporte effectivement une seconde assiette de glace.
Même scène le surlendemain.
— De la glace ! crie le mari, il me faut de la glace 1
Cette fois, le voyageur ne souffle plus mot.
— Cent cin(pianie dollars ! s'écrie le mari pour le décider.
Le voyageur ne répond pas.
— Je vous en supplie, monsieur !
— Impossible, répond le voyageur, je ne puis plus retirer de glace, mon oncle ne se conserverait pas jusqu'à New-York !
Le " Journal dj V>'aterloo " est entré dans sa huitième année d'existence. Nos meilleurs souhaits à notre bienveillant confrère.
Les mots techniques sont des médailles qu'il fixut laisser au cabinet des érudits. — La.viartink.
" Le Français, " une jolie publication mensuelle, vient d'entrer dans sa neuvième année. Nous lui souhaitons plein succès et longue vie.
Un dimanche sur le quai de la gare Saint Lazare.
A l'employé préposé à l'embarquement des voyageurs :
— S'il vous plait, le uagon des l'umistes ?
Toute personne qtii nous fera parvenir le montant de tro/s aboiiufiiicnts aura droit à une année d'abonnement.
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