ACTE II, SCÈNE III bouquin, toi, moi, l'Etat-major et l'équipage
LAURENCE
C'est une mauvaise plaisanterie !
l'amiral.
Tu trouves cela drôle? Eh bien ! je te déclare que j'aimerais mieux être cerné dans la boue d'une rizière, par un parti de Chinois.
(Un temps.)
LAURENCE, avcc décisiofi.
Oscar, je veux aller à terre. Je ne veux pas qu'on perquisitionne chez moi. (Ils se regardent tragiquement.)
l'amiral.
Tu ne veux pas qu'on perquisitionne chez toi?
LAURENCE
Ne me demande rien. Laisse-moi descendre, Je t'expliquerai.
l'amiral.
Tu ne bougeras pas.
LAURENCE
Alors, n'envoie pas Feugères. Renonce à cette mesure atroce.
l'amiral.
Cette mesure ne dépend plus de moi. En dépendrait-elle, que, pour épargner ma femme, dût-elle en être déshonorée, je n'aurais pas le droit de la contremander. J'ignore ce que tu redoutes et je ne te le demande même pas. Nous ne sommes pas à l'heure des trahisons privées.