ACTE H, SCÈNE III
LAURENCE affolée, murmurant. Trahison? .
l'amiral, dont le chagrin de soldat domine tout. Cela en prend rudement la tournure.
LAURENCE [on Sent qu'elle est aux abois, qu'elle cherche éper dûment).
Oscar, ces papiers, ces lettres, je viendrai te les apporter..., mais il est impossible que
Feugères, lui surtout Ah î si mon père était
là....
l'amiral.
Ton père, dans les circonstances actuelles, agirait comme moi.
LAURENCE, fiévrcuse, disant n importe quoi.
Vous ne savez pas manier votre puissance, (91 )
VOUS êtes plus timide devant vos propres pouvoirs que le dernier de vos subordonnés !
l'amiral, presque doucement.
Tais-toi. Une seule chose importe en ce moment : l'intérêt du pays. Je ne veux même pas penser; je m'interdis d'entrer dans une affaire qui ne regarde que nous.
LAURENCE, suppliant.
Tu souffriras, tu ne sais pas ce que tu souffriras.... Ah ! comme tu regretteras de ne pas m'avoir écoutée.... Prends garde de commettre un crime, un crime contre un autre que nous !
Laurence, je suis à des lieues de tout cela. Je souffrirai, c'est possible, mais pas maintenant. Je souffrirai quand j 'aurai le temps. Aujourd'hui, la tristesse est BiYJLeuTS. (Reprenant sa casquette et la jetant violemment sur son bu-