es Germa in.f, XL
LE RKFKRKNDUM COMMUNAL
lènie unique de Télection, nous sommes obligés de faire, à tout instant, un petit plébiscite sur un homme, de créer pour chaque législature, un petit roi, temporaire il est vrai, précaire je l'avoue, mais tout-puissant. Ne pouvant jamais nous prononcer directement sur les idées qui nous sont chères, nous devons forcément incarner ces idées dans des hommes qui grandissent ainsi de toute la grandeur de nos revendications et qui rassemblent en leurs mains tout le pouvoir que nous ne pouvons nous-mêmes exercer. Notre incapacité légale fait leur génie et notre silence, leur autorité. Si ridée est populaire, si elle recueille des millions de suffrages, Thomme qui Tincarne devient subitement une puissance telle que, malgré ses apparences légales, elle fait trembler les amis de la légalité. L'élection nous force donc à personnitier, à anthropomorphiserXes idées. Elle nous oblige à crier : Vive un tel! quand le Référendum nous permet de dire simplement : J'approuve telle loi. Elle entretient en nous ce goût de la figure politique, du héros, du chef, de l'homme nécessaire, goût qui est le levain de la dictature et le véritable « éveilleur » des ambitions caporalesques. Avec le Référendum, au contraire, nous dépouillons l'idée de sa forme humaine, de son masque personnel : nous n'avons plus besoin de faire triompher un homme pour faire triompher
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une loi; nous ne sommes plus obligés de créer un roi pour obtenir une réforme ni, en un mot, de nous donner un maître, pour conquérir une liberté.
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