‹ Le réflexe cutané plantaire dans la première enfance: Ses complexités et ses mutationsChapitre 21 sur 32 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Commentaires généraux de nos observations.

Si l'on considère, dans une vue synthétique, l’ensemble de nos observations d'enfants normaux, il apparaît que la transformation des réflexes plantaires (types flexion et types extension) se réalise par mutations successives et « filiées », une forme de mutation déterminée se différencie peu de la précédente.

Seul l’aspect plus ou moins diffus du mouvement permet de caractériser et d'isoler chacune d'elles.

Enfants âgés de 15 jours à 1 an.

Dans l'étude de cette période (15 jours à 1 an), nous distinguerons, dans le simple but de rendre notre exposition plus aisée, 3 phases :

1° prAsE (de 3 semaines à 2 mois 1/2 environ) corticosubcortico-spinale (à prédominance sub-corticale) (Min-

kowski) :

L'influence inhibitrice des centres supérieurs est à

peine sensible :

np

Phase de grande irradiation des réflexes. Les réponses en triple flexion sont fréquentes.

Triples flexions au cours desquelles apparaissent : De nombreux « éventails » à large déploiement, ou : d'assez nombreuses « griffes ».

Les préhensions (par appui transversal du doigt) sont facilement obtenues et surviennent immédiatement après l'excitation adéquate. :

Mais chez presque tous les enfants 1l est possible, après recherche de la stimulation convenable, de provoquer l'apparition du signe de Babinski.

2° Pnase corlico-subcortico-spinale (3 à 5 mois) (prédominance sub-corticale) (Minkowski) :

L'action inhibitrice des centres supérieurs se manifeste déjà nettement.

Elle atténue les réflexes de défense (dans leur diffu- SION) :

Les triples flexions

: : sont moins fréquents.

Les éventails q

Par contre, les réactions en « Babinski » simple sont très prédominantes et submergent les réponses en « flexion ».

Elle atténue et raréfie les mouvements de flexion qui semblent subir son influence au plus haut point :

Les griffes sont rares ou alors s'obtiennent par une stimulation particulière, un peu différente de celle qui, habituellement, réalise le phénomène de Babinski.

On observe cependant quelques flexions préhensives (qui deviennent plus nombreuses si l’on met en œuvre la stimulation particulière, plus haut décrite.

PA Ye

Dans cette seconde phase, où les réflexes à type de flexion semblent inhibés plus encore que les mouvements à type d'extension, le signe de Babinski est de beaucoup la réaction la plus fréquente, surtout si l'excitation reste légère et localisée aux zones plantaires marginales,

3° Puase : Des premières flexions (5 à 7 mois) :

L'action imhibitrice se marque alors fortement sur les 2 modalités de réponses : en flexion et en extension:

Les retraits en triple flexion; Les éventails.

Les griftes.

sont rares lorsque le stmulus est léger.

Le signe de Babinski est encore d'apparition fréquente, mais quelques formes de flexion, franches ou ébauchées, se réalisent.

Ces flexions, dont quelques-unes à type préhensif, s'obtiennent au contraire dans un très grand nombre de cas, chez les mêmes enfants (si l'appui de l'instrument est plus fort, et si le trajet d’excitation emprunte dans la région médio-plantaire la ligne tracée sur la figure 2, chapitre « Technique ».

Cette particularité semble traduire une différenciation des territoires cutanés en zones réflexogènes relativement « spécialisées ». (Une telle différenciation est d'ailleurs une manifestation assez habituelle du contrôle corlical).

L'inhibition plus intense, les réactions en « Babinski » permet donc aux réflexes de « flexion » d'émerger à leur

tour.

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