‹ Le réflexe cutané plantaire dans la première enfance: Ses complexités et ses mutationsChapitre 23 sur 32 · REMARQUE · texte numérisé non relu

REMARQUE

Réactions mixtes (Mlle Wolff). D'autre part les 2 mouvements opposés répondent quelquefois chez les enfants

de 2 ou 3 mois à la même stimulation : la grille se réali- -

sant immédiatement el sans nouvelle excitation après l'éventail, À 6 mois, mouvements d'extension et de flexion s'associent dans la réalisation d'un type mixte : la bielle. Est-ce parce que les chronaxies des 2 groupes neuromusculaires en jeu s'égalisent ?

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Période d'établissement de la flexion type adulle. Cortico sub-cortico spinale d'établissement. progressif de la suprématie corticale. (7 mois à 1 an).

C’est à cette période que se fixe la phase essentielle de la transformation des « bielles », en types adultes de fle- XIOn.

Expériences, — Nous avons répété des recherches “expérimentales pendant plusieurs mois sur un lot de 50 enfants de cet âge.

Lorsque nous excitions la plante du pied de nos enfants de 7 mois par le frottement léger classique du bord externe nous provoquions un mouvement de bielle unilatéral du gros orteil (flexion de la phalange distale simultanément au relèvement dorsal de la phalange basale).

Mais si le trajet de la stimulation après avoir pris son départ sur le bord externe se situait surtout dans la zone médioplantaire (voir fig. 2), c'est un réflexe de flexion vraie qui s’y substituait. Lorsque nous donnions à l'instrument un appui un peu plus intense sur la plante du pied, c'était alors un réflexe de flexion préhensive, ou même « une griffe » que nous réalisions.

Quant au réflexe de préhension (par appui transversal du doigt) il se manifestait lentement et parfois après plusieurs secondes de pression.

A 10 mois, le même enfant répondait aux mêmes manœuvres par des types de mouvement un peu différents ; par l'excitation classique légère du bord externe on obtenait alors une flexion typique.

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Lorsque le frottement était plus intense et intéressait d'autres zones on pouvait encore faire surgir quelques griffes mais, beaucoup plus difficilement et par des excitations plus violentes qui prenaient alors un certain caractère « d'illégalité ».

Le réflexe de préhension (vraie) restait souvent à l’état d’esquisse.

Ainsi au cours de celte période, se reproduisent en revue « abrégée » les formes de mutations successives analysées dans les phases précédentes, et leur filialion nous est apparue avec une telle netteté, dans ces observalions suivies et ces expériences que nous croyons pouvoir accorder à celles-ci, sans hardiesse risquée, une certaine valeur probante ?

Elles tendent à démontrer que, si les réflexes « en flexion » subissent une éclipse au stade d'influence subcorlicale prépondérante, cette éclipse n'est pas complète : certaines modalités de stimulation les évoquent sous une forme plus ou moins diffuse (griffe, flexions préhensives du 1* ou des 2-3 premiers orteils) : ils sont submergés par les réponses « en Babinski » qui prédominent mais ils émergent à la période suivante, de prédominance corlicale, grâce à l'inhibition totale des mouvements d'extension.

Le réflexe de « flexion définitive », qui s'établit alors vers 6-10 mois par mutalion apparente de la réaction de Babinski, semble être le reliquat de ces flexions préhensives alténuées.

Toutes les données relalives aux 3 phases précédemment étudiées peuvent se condenser, en se schématisant,

dans le tableau ci-contre.

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