‹ Le réflexe cutané plantaire dans la première enfance: Ses complexités et ses mutationsChapitre 26 sur 32 · CERTES · texte numérisé non relu

CERTES

La grille, forme d'irradiation maxima, réflexe de préhension fugace et exalté, est un geste habituel des primales.

Son existence chez les enfants des premiers mois, les transformations qu'elle subit au cours de la croissance, suggèrent celte interprétation finaliste :

Si, au moment des premiers essais de marche, le cortex abolit les réactions de défense « de type extensif » devenues inutiles ou gênantes, 1l impose également aux réflexes préhensifs (griffe, etc.) ses disciplines adaptatrices : la « flexion définitive » de l’orteil est le reliquat de ces mouvements automatiques asservis.

Il est à remarquer d’ailleurs que le réflexe de préhension — par appui transversal du doigt sur la plante — s’estompe lui aussi vers 10 mois pour s'atténuer progressivement à mesure que se perfectionnent la statique et la marche.

Cette conception, sans susciter aucun argument contre les acquisitions classiques, répond aux idées qui se font jour dans les travaux récents et à l'hypothèse suggérée par M. Babinski lui-même : « La flexion des orteils ne serait-elle pas aussi le témoin d'une réaction ancestrale ayant apparu toutefois à une période de développement plus avancée que les réflexes de défense, période où les orteils servaient de griffe ».

PR SORT Nr Lt I SN PL ARE -

SR

Résullats « expérimentaux » qui incitent à croire que le réflexe plantaire, type adulte, est une forme alténuée d'un réflexe « préhensif » du nourrisson.

Examens pratiqués 2 fois par mois — pendant 5 mois —— Sur un enfant où « flexions » et « extensions » pouvaient se provoquer aisément. Notations telles qu’elles figurent dans nos fiches.

ÂGES STIMULATION STIMULATION PAR MANŒUVRE II PAR MANŒUVRE I 2 mcis 1/2 | Griffe complète S. de Babinski avec éventail 3 mois Idem Idem 3 mois 1/2 | Griffe incomplète S. de Babinski — ébauche d’é-

Flexion préhensive du gros ventail orteil et des 2 suivants

Quelques réactions mixtes par stimulations plus intenses. Retrait en triple flexion avec griffe suivi d'extension avec éventail

4 mois Flexion préhensive des 2 pre-1S$S. de Babinski | miers orteils, avec léger

mouvement de flexion ondu-

| latoire des autres

4 mois 1/2 Idem Idem 5 mois Flexion préhensive du gros |. de Babinski orteil

5 mois 1/2 | Flexion préhensive par sti-| Bielle: Relèvement de la phamuiation assez intense. Ré- lange proximale; Flexion de ponse incertaine par stimu-| Ja phalange distale.

lation légère.

6 mois Flexion vive Bielle mois 1/2 | Flexion type normal | Flexion type normal

Lea]

Dans 20 autres cas, les caractères des réponses successives aux ? procédés de stimulation se rapprochent assez de ceux relatés dans cet exemple pour que l'on puisse les intégrer dans le même cadre sans schématisalion tendancieuse excessive.

La filiation des types : griffe, flexion préhensive, flexion type normal, apparaît nettement dans le tableau. On lit clairement aussi l’atténuation progressive des ré-

ponses « en extension » : la substitution d’un mouvement de bielle au signe de Babinski, puis d’une flexion « définitive » au mouvement de bielle.

Comment concevoir que la flexion type normal (cadre n° 2), née par « limitation » des réflexes préhensiis, el la flexion type normal (cadre n° 1) apparaissant par imhibition croissante du Babinski mettent en Jeu 2 mécanismes différents ?

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