‹ Le Réflexe Naso-oculaire: Contribution à l'étude du Réflexe naso-facio-oculaireChapitre 23 sur 30 · LES · texte numérisé non relu

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thique pour constituer le nerf Vidien et arrivent ainsi au Ganglion de Meckel en pénétrant par son sommet. La destinée du Grand Pétreux, profond à ce niveau, est inconnue, quant au Superficiel, il relaie dans le Ganglion pour poursuivre ensuite son trajet dans trois directions différentes ; il longe :

1° Le nerf Sphéno-palatin, pour se terminer dans la muqueuse pituitaire ;

2° Le Rameau orbitaire du nerf maxillaire supérieur ;

3° L’arcade orbito-lacrymale qui rejoint le nerf lacrymal de l’ophtalmique. Avec ce dernier, les fibres arrivent à la glande lacrymale et s’y distribuent. Pour GUILLAUME, toutes ces fibres provoquent la sécrétion des glandes muqueuses des territoires énumérés. Pour d’autres auteurs « le Para-sympathique n’a pas d’action sécrétoire vraie » (BERTEIN), toute sécrétion consécutive à une excitation n’est qu’un effet secondaire de la vaso-dilatation. La Physiologie démontre que la Para-sympathique n’est que vaso-moteur, contenant essentiellement des filets vaso-dilatateurs et accessoirement des filets vaso-constricteurs. Les glandes ne seraient donc intéressées par lui que dans leur vascularisation.

En ce qui concerne la Pubpille, les filets para-sympathiques destinés au sphincter irien ont leur origine dans un autre noyau, celui du Nerf moteur oculaire commun. Voici ce que dit GUILLAUME à ce sujet : « Les fibres organiques du II prennent naissance dans un noyau, le noyau pupillaire, qui est situé mé-

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dialement au noyau de l’oculomoteur commun et, en avant de lui dans le Mésencéphale, sous le plancher de l’Aqueduc de Sylvius. Les fibres préganglionnaires, nées de ce noyau, cheminent le long du IITF° (sans se décusser, contrairement à une partie des fibres issues du Noyau ventral postérieur, moteur de la vie de relation) jusqu’à la hauteur du Ganglion ophtalmique, et là, passent dans ce ganglion pour s’y interrompre (synapse) ‘en s’articulant avec les cellules du Ganglion. De ces cellules ganglionnaires partent des fibres post-ganglionnaires qui, par les nerfs ciliaires courts, gagnent les tissus de l’œil : le muscle sphincter de l'iris: le muscle ciliaire. Au point de vue physiologique, le noyau pupillaire, noyau antéro-médial du IF, provoque :

1° La contraction du sphincter iris, fermeture de la pupille ou myosis;

2° La contraction du muscle ciliaire, accommodation de la vue rapprochée par action sur le cristal-

lin. »

Sympathique naso-oculaire

Celui-ci est également une voie de retour du réflexe. Quoique l’expérience de PRÉvOsT semble démontrer qu’il n’a aucune action sur la sécrétion de la pituitaire, une expérience de C. BERNARD démontre, au contraire, qu'après l’ablation du ganglion cervical supérieur, il se produit tardivement du larmoiement et un écoulement narinaire du côté de la section. II semble donc que le Sympathique contienne des fibres

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fréno-sécrétrices. On a démontré qu’il contenait égàlement des fibres sécrétrices; quant à son action sur le tonus vasculaire et la nutrition des tissus, elle est primordiale. En effet, à la fois vaso-constricteur et vaso-dilatateur, il provoque, en ce qui nous concerne: 1° la vaso-dilatation des vaisseaux, de la conjonctive et de l'iris; 2° la vaso-constriction des vaisseaux de la rétine et du nez. Quant aux fibres trophiques, dont l'existence dans l’économie paraît d’ailleurs douteuse (car elles ne semblent pas avoir de raison d’être), qu’il suffise de dire à leur sujet qu’une expérience classique de MAGENDIE, reprise par LERICHE, démontre que si on veut obtenir des troubles indiscutables de la frophicité oculaire en particulier (kératite), il faut, dans une section du Trijumeau, intéresser le ganglion de Gasser, parce que c’est à son niveau que se trouve l’anastomose sympathique carotico-gassérienne.

Quel est donc le trajet du Sympathique ?

Les excitations transmises par les fibres trijéminées remontent avec elles vers les centres et, par l’intermédiaire de leurs dendrites, arrivent aux cellules multipolaires sympathiques, d’où émane le cylin= draxe, transportant à la périphérie le courant cellulifuge : Les fibres sympathiques ne s’acheminent pas directement vers la périphérie. Elles forment un système à relais et, sur le trajet vers la muqueuse nasale, s’interrompent dans le ganglion de la chaîne cervicale (BeRTEN). Le Sympathique nasal naît exactement des segments cervical inférieur et dorsal supérieur de la moelle et provient des amas de cellules multipolaires

de la corne latérale. Les fibres végétatives arrivent au ganglion cervical supérieur par l’intermédiaire des rami-communicantes. À ce moment, les fibres à destination céphalique quittent le ganglion pour accom: pagner, soit la carotide externe, soit la carotide interne, en formant autour de leur tunique les plexus carotidien interne, et carotidien externe. Le premier plexus, en arrivant au niveau de l’orifice interne du canal carotidien, abandonne le filet sympathique du nerf Vidien, puis, continuant son trajet dans le sinus caverneux, détache pour le ganglion de Gasser un filet anastomotique destiné aux 3 branches terminales du Trijumeau naso-oculaire (fibres vraisemblablement sécrétoires). Le second, accompagnant les différentes branches de la carotide externe, arrive aux fosses nasales par l’artère sphéno-palatine. Ce sont des fibres vaso-motrices.

Nous avons vu, dans un autre chapitre, que le Sympathique envoyait à l’œil des filets iriens par l’intermédiaire des Nerfs Ciliaires. Pour ne pas tomber dans des redites, ajoutons simplement que les filets sympathiques, destinés à l’Iris, ont leur noyau d’origine dans la moelle, exactement au niveau du noyau appelé pour cette raison : Centre irido-ciliaire. Ajoutons aussi qu’il est fort probable que le Réflexe nasofacio-oculaire mette en œuvre plutôt le Sympathique que le Para-sympathique, puisque les réactions pupillaires se caractérisent par de la mydriase, phénomène dû sans doute à l’excitation du Sympathique.

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Les Connexions du Ganglion

Sa valeur :

Ganglion sympathique ou parasympathique ?

Pendant longtemps on a considéré le ganglion sphéno-palatin, à l’égal des trois autres ganglions de la chaîne céphalique, comme un ganglion sympathique. Les données actuelles de la Physiologie n’admettent plus cette conception. |

En effet, GUILLAUME, dans son traité sur le Sympathique et les sustèmes associés, écrit que les fibres sympathiques traversent le Ganglion sans s’y interrompre, alors que les fibres, issues du noyau lacrymo-muqueux-facial de la VIT paire, s’y arrêtent pour s’articuler (synapse) avec les cellules ganglionnaires. De même, dans son Essai anatomo-clinique, publié dans les Archives Internationales de Laryngologie, notre Maître, M. BERTENN, dit ceci: « Le Ganglion assure. grâce aux filets qui l’unissent au nerf sphénopalatin, le transit des fibres vidiennes en deux directions différentes, d’une part en direction des fosses nasales par le nerf sphéno-palatin lui-même; d’autre part en direction de la glande lacrymale par un trajet qui emprunte successivement l’origine du nerf sphéno-palatin, le maxillaire supérieur, le rameau orbitaire de ce dernier (LAFFAY) ».… « Parmi ces fibres, qui transitent dans le Ganglion pour poursuivre en-

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suite leur route en directions diverses, seules les fibres para-sympathiques vidiennes s’interrompent et font relai; au contraire, les fibres sympathiques le traversent sans interruption. LE GANGLION SPHÉNO-PA- LATIN EST DONC UN GANGLION PARA-SYMPATHIQUE >».

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