‹ Le Réflexe Naso-oculaire: Contribution à l'étude du Réflexe naso-facio-oculaireChapitre 29 sur 30 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Le Réflexe naso-facial consistant en réactions cardiaques, respiratoires, mais surtout faciales et oculaires, a été décrit par P. EMire-WeiL et PHiLiPPE en 1916. Après avoir été étudié en médecine générale, il est actuellement recherché systématiquement en pa-

thologie nasale.

IT. — On peut lui distinguer trois degrés : intense, moyen, ou faible. La majorité des rhinologistes admettent sa valeur diagnostique et pronostique dans le Coryza spasmodique et la Rhinite atrophique. Ils en font un test du tonus du Ganglion Sphéno-palatin et lui attribuent une valeur thérapeutique par l’attouchement, avec un liquide modificateur de la région de la queue du cornet moyen. Il est difficile, à l’heure actuelle, d'apprécier exactement le bien-fondé de ctte doctrine du Ganglion Sphéno-palatin.

III. — Le principe directeur de ce travail, fait à la Clinique ophtalmologique de M. le Professeur ROLLET,

PR ne

réside dans l'étude des modifications de la tension artérielle rétinienne, au cours de la recherche du Re flexe naso-facial. Les faits cliniques et expérimnetaux rapportés ici nous ont permis de décrire un RE- FLEXE NASO-OCULAIRE,

IV. — Les résultats de cette étude sont variables ; nous ne pouvons encore les classer à l'heure actuelle. En voici le résumé : la tension artérielle rétinienne a été recherchée dans 10 cas. Nous l’avons trouvée modifiée par la recherche du Réflexe naso-facio-oculaire dans les 10 cas. La minima a été abaissée 4 fois; la maxima 3 fois; les deux simultanément 1 fois. — La minima a été accrue 3 fois; la maxima 3 fois; les deux simultanément 1 fois. — Enfin, dans un cas, la minima a été abaissée. tandis que la maxima s'élevait.

D'autre part, l'examen direct a montré dans un cas une dilatation veineuse brusque durant 4 à 5 secondes. Par contre, l’attouchement de Ia tête du cornet moyen, pendant 10 secondes, n’a produit aucune modification de l’aspect des vaisseaux rétiniens dans 4 cas, alors que, dans les autres cas, l’excitation avait

porté sur la queue du cornet moyen.

V. — L'existence du Réflexe nasv-oculaire est un argument en faveur de la théorie nerveuse réflexe de certains cas de névrite rétro-bulbaire, surtout et peutêtre de certaines autres affections oculaires, qui sont améliorées par des interventions endonasales, le plus souvent minimes et portant essentiellement sur la

queue du Cornet moyen (SARGNON).

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