INTRODUCTION
Le réflexe oculo-cardiaque, quoique fort récemment introduit dans la science comme procédé d'exploration clinique ou d'expérimentation physiologique, a donné lieu depuis quelques mois à de très nombreux travaux. On est étonné en lisant les journaux médicaux ou les comptes rendus des Sociétés savantes, du nombre prodigieux de communications qui le concernent, alors que les premières études sérieuses sur cette question datent à peine d’une année.
Cette phase d’études et d'observations cliniques isolées est ingrate et confuse. On ne peut qu'éprouver un sentiment de désarroi et de malaise en face de ces faits rapportés sans ordre et parfois contradictoires.
Il nous a paru intéressant de grouper ces recherches par une sorte de mise au point. Les faits ne nous manquent pas, bien au contraire. Il reste à effectuer un travail de coordination et de synthèse qui mette en lumière la valeur clinique de ce réflexe et les avantages de sa recherche systématique.
Nous essaierons en nous limitant aux maladies nerveuses et mentales de tirer de notre travail des conclusions simples el précises qui puissent servir de guide dans la PAUSE courante. |
Nous devons auparavant rendre un hommage de gratitude à tous ceux qui ont bien voulu s'intéresser à notre travail. Notre reconnaissance va tout particulièrement à M. Petzetakis, assistant de physiologie à l'Université de Lyon. On connaît sa compétence toute particulière dans la question qui nous occupe. Ses recherches si originales sont mentionnées à maintes reprises dans notre étude et en constituent une des parties les plus intéressantes.
Nous remercions également M. le prolesseur agrégé Euzière, qui nous à accueilli dans son service de l'Hôpital Général avec la plus grande bienveillance.
Enfin, nous ne pouvons pas oublier qu'une grande partie de nos recherches ont été faites dans le service de M. le doyen Mairet, à l'Hôpital Général. Nous y avons été guidé par le docteur Margarot, chef de clinique, dont la bonne grâce et la cordialité nous ont profondément touché. Nous lui sommes. bien reconnaissant de son concours si précieux et des conseils éclairés qu'il nous a prodigués.