UNE
- Nos recherches ont porté sur 73 malades. Sur 11 cas d'hé- miplégie ou de ramollissement cérébral, nous avons trouvé 24 fois le réflexe oculo- -cardiaque inversé, 2 fois le réflexe était aboli, e fois il était très légèrement positif . Nous avons cherché souvent le réflexe en comprimant séparément chaque globe oculaire, et nous avons noté une abolition plus complète-du réflexe, où même son inversion du côté qui nous présentait un signe d'Argyll- Robertson positif. Dans un cas de sclérose en plaques, dans un cas de paralysé agilante, le réflexe S'est trouvé aboli. À PAL RE tabes nous à fourni une intéressante comparaison. Un - malade alteint de pseudo-tabes alcoolique (obs. 15) a eu un réflexe normal, tandis que trois tabétiques vrais l'avaient complètement aboli.
Dans l’épilepsie, le réflexe est très fortement exagéré. Nous avons observé six fois un ralentissement variant de 20 à 86 pulsations par minute, six fois un ralentissement supérieur à 12, trois fois un ralentissement de 10. Deux malades épileptiques, qui n'avaient plus de crises depuis longtemps, ont . présenté un réflexe normal, de même pour deux débiles intellectuels épileptiques. Enfin, chez un épieptique qui était en même temps atteint de tabes, nous avons trouvé un réflexe normal. Nous avons pu remarquer que le ralentissement du
pouls était d'autant plus grand que les crises élaient plus rapprochées et plus violentes. Quand les crises élaient très rares, l'exagération du réflexe tendait à diminuer. i
Dans le seul cas de maladie de Basedow que nous rappor- tions, le réflexe est très inversé. Au contraire, dans la chorée de Sydenham, il s’est montré exagéré, comme du reste chez la petite malade atteinte de maladie de Little (obs. 43).
Chez les débiles intellectuels et chez les rachitiques, le réflexe à toujours été aboli ou inversé. .
Enfin, nous l'avons recherché dans les états nerveux, hystérie, neurasthénie, démence précoce. Euzière et Margarot
ont continué cette étude chez les aliénés, en particulier dans
les états mélancoliques et maniaques. Ils ont vu que le réflexe oculo-cardiaque est normal habituellement chez tous ces malades, sauf dans le cas où leur état psychique anormal s’accompagne d’anxiété et d'angoisse. Les observations que nous rapportons portent sur une série de cas dans lesquels existe de l'anxiété. Ce sont tantôt des malades qu’on ne peut considérer comme des aliénés, mais qui sont des obsédés et des inpulsifs, tantôt des individus réalisant différents syndromes épisodiques avec réactions anxieuses. Chez tous, le réflexe oculo-cardiaque a été aboli ou inversé. Sur les quinze cas de mélancolie anxieuse qui figurent dans notre travail, six fois il y à inversion du réflexe, neuf fois son abolition, une fois st le réflexe est normal (obs. 51). Au contraire, nous rapportons sept Cas d'hystérie, dans lesquels quatre fois le réflexe est exagéré et trois fois normal, trois cas de mélancolie non anxieuse avec réflexe exagéré ou normal, lrois cas de manie sans angoisse, dans lesquels deux fois le réflexe est bien normal.
Euzière et Margarot ont constaté, de plus, que l'inversion du réflexe est d'autant plus accentuée que l'anxiété est plus violente. Ces deux phénomènes ont une marche parallèle,