‹ Le Réflexe Oculo-Cardiaque dans les Maladies Nerveuses et MentalesChapitre 5 sur 27 · SM LL DOS TE ET RES · texte numérisé non relu

SM LL DOS TE ET RES

.s'exagère, les mouvements de la respiration se ralentissent. Enfin, il a décrit un réflexe vaso-moteur, accompagnant le réflexe oculo-cardiaque. La pression s'élève, puis retombe audessous de sa valeur initiale. us

Déjà, au mois de mars 1914 (Société Médicale des Hôpilaux), Lesieur, Vernet et Pelzetakis avaient décrit tous ces phénomènes. Ils avaient vu que l'excitation transmise par

le trijumeau rencontre dans le bulbe des centres de réflexion :

nombreux et importants. La compression oculaire provoque ainsi un ensemble de phénomènes bulbaires associés, ralentissement cardiaque, phénomènes respiratoires, masticatoires, troubles de la déglutition et de la vaso-motricité. Les modifications du rythme respiraloire, qui sont bien aisées à constater, ont été observées sur les sujets bradycardiques, puis sur les sujets normaux, par Petzetakis, qui les a désignées sous le nom de réflexe oculo:respiratoire : « Les pauses inspiraltoires constituent le phénomène le plus constant ct caractéristique de ces troubles. » L'excitation parte du globe oculaire a pris les voies des nerfs moteurs de la respiration, en particulier des nerfs à fonction inspiratrice phrénique et nerfs intercostaux. Le vague ne. participe en aucune façon à cet arc nerveux, car l'injection de 0,002 milligrammes d’atropine, si elle abolit le réflexe oculo-cardiaque, laisse persister le réflexe oculo-respiratoire. ! ;

Petzetakis a encore montré que, indépendamment des modificalions du rythme cardiaque, il existait un réflexe oculovaso-moteur, dû le plus généralement à une excitation des vaso-constricteurs.

Chez les sujets dont le bulbe est particulièrement excitable, on peut obtenir encore bien d’autres réflexes par la compression oculaire. C'est ainsi que Lesieur, Vernet et Petzetakis ont provoqué, chez un épileptique, de la polyurie, de l'albu-

minurie, de la glvcosurie ; tous ces phénomènes n'ont cessé

és que cinq heures après la compression. Enfin, Lœper et + Mile Weil (Soc. Méd. des Hôpitaux, 3 avril 1914) affirment avoir suspendu, par la même méthode, des vertiges avec __ angoisse, des spasmes pharyngo-æsophagiens, des bâillements, des éternuements et des hoquets incoercibles.

L'action du réflexe oculo-cardiaque sur le rythme du cœur peut présenter tous les degrés d'intensité. Généralement, la COMpPressIon oculaire donne lieu à un simple ralentissement du rythme cardiaque. Dans certains cas, elle peut donner naissance à des phénomènes beaucoup plus compliqués. Petzelakis à observé la dissociation auriculo-ventriculaire produite par le réflexe oculo-cardiaque (Soc. de Biologie, 14 mars 1914). C'est que le ralentissement, suite de la compression oculaire, peut porter simullanément sur le rythme sino-auriculaire et sur le rythme ventriculaire. C'est ce que l'on voit le plus souvent. Mais parfois on arrive à agir sur le rythme sino-auriculaire beaucoup plus que sur le rythme ventriculaire, Si l'on augmente alors la compression, les troubles de la conductbilité auriculo-ventriculaire cèdent la place à l’automatisme ventriculaire.

Ce dernier phénomène à été signalé par Gallavardin. Duf-

fourt et Petzetakis (Soc. Méd. H6p. de. Lyon, 2 déc. 1913), qui l'ont obtenu par la compression oculaire dans trois cas de bradycardies totales. , - Petzetakis le rencontra à nouveau dans seize cas de bradycardies totales (Soc. de Biologie, 10 janvier 1914), puis l'étudia chez les sujets normaux, non bradycardiques (Soc. Méd. Hôp. de Paris, 24 avril 1914).

Il a montré que l’automalisme est dû à ‘une contraction simultanée des oreillettes et des ventricules. Lohmann avait vu, en 1904, que l'excitalion du vague pouvait produire cet automatisme. En clinique, on a reconnu aussi que des extrasystoles pouvaient apparaître au moment de la recherche du

signe .de Czermack (Rihl) ou du réflexe oculo-cardraque (Julius Bauer, Congrès allemand de Méd. interne, 1912).

Il arrive parfois que le phénomène de lautomatisme ventriculaire ne peut pas se produire; dans ce cas, on admet que la compression oculaire a agi parallèlement sur les deux rythmes, auriculaire et ventriculaire:

Sur ses tracés (Soc. de Biologie, 14 mars), Petzetakis a rendu évidents les troubles de la conductibilité auriculo-ventriculaire par la compression oculaire, au moyen de l'inscription du pouls jugulaire. On remarque un allongement de l'intervalle séparant les contractions de l'oreillette et du ventricule. Les troubles de la conductibilité sont plus nets lors de la compression de l'œil droit, car lé pneumogastrique droit est plus excitable (Arloing et Tripier). =

Pelzetakis à signalé aussi que, pendant l'épreuve de l'atro= pine, qui abolit le réflexe ocülo-cardiaque, la compression oculaire ne donne plus lieu à l'automatisme ventriculaire.

Enfin, l'arrêt du cœur à été obtenu au moyen du réflexe oculo-cardiaque. La première observation appartient à Lesieur, Vernet et Petzelakis, deux autres cas ont été rapportés par Dufour et Legras et par Petzetakis.

(Voir les planches hors-texle.)

Réflexe oculo-cardiaque normal

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FiG. 1 — Le ralentissement réflexe, suite de la compression oculaire, se produit presque aussitôt que la pmpression commence; au contraire, le ralentissement persiste un certain temps après la compression, ariable suivant les individus et le degré de la compression. Cès phénomènes se voient sur ce tracé.

FouLs a.

Réflexe oculo-respiratoire

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