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À 11 h. 10 Injection de Pilocarpine.
À 11 h. 0 Réfle%e oculo-cardiaque augmente. Réflexe Solaire reste faible. Salivation.
À 11h. 24 Transpiration. Salivation. Chair de poule.
À 11 bi. 28 Réflexe Solaire augmente.
A 11 h. 37 Réflexe oculo-cardiaque très faible.
À 11 h. 4o Réflexe Solaire typique. Salivation et transpiration moindre.
Ensuite Réflexe Solaire reste typique et Réflexe oculo-cardia-
que disparait,
L’ATROPINE, avons-nous vu, permet au Réflexe Solairé d’apparaître en inhibant, semble-t-il, l'excitabilité du vague ; aussi, chez un sujet présentant un Réflexe oculocardiaque assez marqué et dont le Réflexe Solaire est nul, on voit pendant que celui-ci apparaît à la faveur de l’atropine, le Réflexe oculo-cardiaque diminuer ou parfois même disparaître. Us du /
Osserv. 13. — Desp… Epilepsie (Voir graphique IX). |
L'emploi des agents pharmacodynamiques dans ces conditions, c’est-à-dire, suivi de la recherche des deux réflexes Solaire et Oculo-cardiaque, montre que les in- fluences exercées par ces substances’ sur ces réflexes sont généralement antagonistes. Le mécanisme de leur action n'est cependant pas unique.
L'atropine supprime le Réflexe oculo-cardiaque et laisse apparaître le Réflexe Solaire à cause de son action inhi- ‘bitrice sur le système parasympathique, d’où la libéra: tion du système sympathique antagoniste.
L'Adrénaline qui provoque le Réflexe Solaire et dimi-
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en OT
nue le Réflexe oculo-cardiaque témoigne ainsi de son action stimulante sur le système sympathique. #3 . Ges deux substances agissent donc assez électivement, sur un des deux systèmes et permettent à tel réflexe d’apparaître, soit par libération du système dont il dépend, à la faveur de l’inhibition qu’elles provoquent du sysième opposé, soit par l’action stimulante qu'elles exercent à l'endroit du tonus neuro-végétatif que le réflexe exprime. L'Esérine et la Pilocarpine ont une action moins élective et plus complexe. La Pilocarpine semble détermine: une excitation forte et passagère du vague, suivie d'une excitation plus durable du sympathique. L'Esérine semble exciter légèrement et passagèrement le sympathique, puis fortement et d’une façon durable le parasympathique. Ces deux substances ont donc chacune deux actions qui s’exercent successivement et qu'on doit distinguer des actions dites « réactionnelles » : celles-ci sont le témoignage de la seule libération d'un système antagoniste grâce à l’inhibition secondaire d'un système antérieurement et momentanément excité. Les faits relatifs aux influences successives ét d'apparence paradoxale de l’Esérine et de la Pilocarpine correspondent, au contraire, à des actions véritablement « amphotropes » c'est-à-dire à des actions directes de ces substances pharmacodynamiques sur les deux systèmes sympathique et parasympathique. Cette notion d’amphotropisme est capitale ; mise en lumière pour l'Esérine par Daniélopolu et Carniol (x),
(1) Réunion Roumaine de Biologie novembre 1921, in Bull. de Soc. de Biologie de Paris, 1922, et Presse Médicale, 5 août 1922, n° 62, p. 665.
elle a été pour cette substance vérifiée (2) par MM. Henri
Claude, J. Tinel et D. Santenoise qui ont, d'autre part, décrit une action amphotrope semblable pour d’autres
substances et particulièrement la Pilocarpine. ef