‹ Le Réflexe SolaireChapitre 20 sur 39 · C. — Dans les états pathologiques, en clinique, la re · texte numérisé non relu

C. — Dans les états pathologiques, en clinique, la re

cherche parallèle du Réflexe Solaire et du Réflexe oculo-

cardiaque non seulement donne des précisions sur le

Péflexe Solaire lui-même, sa signification et ses variations, mais encore est véritablement indispensable à l'exploration du système neuro-végétatif. Le composant

parasympathique, de ce système peut être exploré par le

Péflexe oculo-cardiaque dont l'étude est très avancée ; le Réflexe Solaire est un procédé d'exploration directe du composant sympathique neuro-végétatif. Les résultats que sa recherche permet de constater, mis en face de ceux

donnés par la recherche du Réflexe oculo-cardiaque, sont : d'autant plus manifestes qu'on examine des sujets dont le

déséquilibre neuro-végétatif est plus important, vraiment constitutionnel et l’objet de variations fréquentes. C'est pourquoi l'étude comparée des deux réflexes est tout particulièrement significative au cours des maladies mentales et surtout des élats intermittents qui présentent, au

Maximum, d'importantes modifications de l'équilibre vago-sympathique. Nous aborderons plus loin la ques-

tion des renseignements que peut donner en Psychiatrie l'examen du déséquilibre nerveux organo-végétatif, au

moyen du Réflexe Solaire recherché parallèlement au

Réflexe oculo-cardiaque ; mais il convient de noter dès à

- (2) Société de Biologie, 24 février 1993.

RU

présent, dans l'étude comparée de ces deux réflexes, que, l’antagonisme relatif que nous venons de décrire entre le Réflexe Solaire et le Réflexe oculo-cardiaque est particu-

lièrement accusé dans ces sortes d'états pathologiques

(voir les graphiques au chapitre des observations cliniques).

Ainsi, l’antagonisme relatif du Réflexe Solaire et du

Réflexe oculo-cardiaque se retrouve dans les diverses

conditions physiologiques, pharmacodynamiques et pathologiques. Si l’on rapproche ce fait des résultats qui

ont abouti à établir que. le Réflexe oculo-cardiaque emprunte la voie du parasympathique et sert à l'exploration clinique de ce système, on est amené à penser que le Réflexe Solaire appartient au système sympathique et en exprime la sensibilité propre. Toutefois, si cette opposition entre le Réflexe Solaire et le Réflexe oculo-cardiaque existe dans la majorité des cas et correspond à la prépon-

dérance habituelle où momentanée du tonus sympathi-

que ou du tonus parasympathique on doit se garder d’ac-

corder à cet antagonisfne un caractère absolu. On trouve

- des malades chez es on obtient une réponse posi-

tive et même exagérée à la suite de la pression oculaire et de la pression épigastrique ou des réponses négatives aux deux excitations. Dans certains cas de maladie de Basedow, l’exagération des deux réflexes peut être constatée ; les sujets répondent au type « hyperneurotonique », c’est-à-dire que l'exploration neuro-végétative démontre chez eux l’hyperexcitabilité simultanée des deux systèmes. Inversement, Réflexe Solaire et Réflexe oculo-

cardiaque peuvent être tous deux faibles ou nuls chez des sujets «C hyponeurotoniques » : nous en donnerons quelques exemples au chapitre des observations cliniques.

De ces faits, dont nous verrons l'intérêt, il faut retenir déjà, que l’étude comparée du Réflexe Solaire et du Réflexe oculo-cardiaque pour importante qu'elle soit en sémiologie clinique de l’appareïl neuro-végétatif, n’est cependant pas suffisante à démontrer la place exacte du Réflexe Solaire dans le système vago-sympathique. Les faits principaux que nous avons exposés font prévoir que Île Réflexe Solaire fournit sur l’excitabilité du système sympathique des renseignements comparables à ceux que le Réflexe oculo-cardiaque permet d'obtenir sur l’excitabilité du vague, en d’autres termes, que le phénomène que nous décrivons est bien un phénomène réflexe et que ce réflexe appartient au sympathique vrai ; cependant il faut. que cette motion trouve sa preuve dans l'expérimentation physiologique dont la relation va suivre.

fX

D à ls UE

Page 1