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Tous les auteurs constitutionels déclarent que les bills doivent être sanctionnés en présence des deux chambres. I! serait donc absurde d’avoir une dissolution qui dé-
truisit deux mois de session.
Mais il y a d’autres considérations qui militent fortement contre la démarche que ferait le gouvernement du jour.
Lorsque le gouvernement Joly
viendra dire au Gouverneur: “Il nous faut des élections,” ce sera l'aveu qu’il cst à bout de moyens et qu'il ne peut rétablir l'harmonie eutre les deux chambres de la Législature.
Le droit et le devoir du Lt- Gouverneur c’est de leur répondre immédiatement : “Etes vous sur de régler la difficulté de cette manière ? N'’existe-t-il pas d’autres moyens de ramener l'entente?”
Supposez, en effet, des élections générales; supposez que l'immense majorité du pays se range du côté de M. Joly. Cela vous donnera-til les subsides ? En aucune manière, si le Conseil persiste dans son refus. Et pourquoi ne persisterait il pas comme le Conseil législatif de Victoria, à qui les élections générales ne font rien et
qui à maintenu sa première at-
titude, à la suite d'appels au peuple
‘ ment oui, lui dira cet honorable
Conseiller, si vous nous autorisez à vous fournir d’autres aviseurs (ni auront la confiance des deux chambres.” [Il est certain que le choix d'un autre gouvernement qui sera soutenu par les dei chambres est chose facile. Iles juste que le Lt..Gouverneur donne au gouvernement Joly tout !:
temps raisonnable pour arriver lui-même à ce résultat: masi serait injuste pour le pays qu'on le soumit au trouble d'élections générales daus le seul bot de tenir M. Joiy au pouvoir, lorsqu'il une manière si simple de rétablir l'harmonie.
Cette maniére d'agir est justifiée par un précédent en Canada. En 1858, le ministère Brown-Dorion éprouva un refus de dissolulron des chambres et voici l'analyse des raisons que donna Sir Edmuni Head, Gouverneur-Général dt Canada :
Toronto, 4 Août [5
Son Excetlence le Gouverneur Général a reçu l'opinion du Conseil Exécutif sui ja dissolution du Parlement, a
Sans aucun doute, le Gouverneur Géntral doit agir avec justice et impartialite envers tous les partis politiques réunis, il à aussi des devoirs à remplir envers la Reine et envers le peuple du Bas-Canada, devoiis beaucoup plus grands que ceux qu'il doit
réitérés ? à n'importe quel parti.
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Il s'agit pour Son Excellence, de décider ce qui peut être juste ou avanageux pour un parti; mais d'examiner avaut tout où se trouve l'avantage ou la justice pour la Province.
Il n'appartient nullement au Gouverneur Général de décider si la conduite des chambres, lundi soir, est où non en désaccord avec les usages du Parlement envers une nouvelle administration. Les deux chambres sont juges de la convenance de leurs procédés.
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“l y a plusieurs considérations qui demandent une sérieuse attention par rapport à la dissolution proposée ,,,,,,,,
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Secondement. La dernière élection n'a eu lieu que l'hiver dernier. Ce fait ne prouve rien contre une élection nouvelle; cependant les frais el les embarras qu'elle ontrainerait sont trop grands pour qu'ils ne nient accrus de nouveau sans motifs péremp toire,
T'roisièmement Les affaires devant le Parlement ne sont pas encore expédiées.
Ilest peut être vrai que peu des choses ssentielles restent à faire ; néanmoins Lune partie ds estimés et deux bills d’une
non pas |
Les raisons alléguées | refus, sont exactement qu'aujourd'hui,
lo. La législation n'est pas complete,