Aubertin, VEsprii puhUc au W'III* siècle
328 LK hk(;ent, l*abrk I)i;bo[s rt les anglais.
lieuses. George en arriva somlaiii à rouler dans son esprit les projets les plus violents. .Bernsdorf, inquiet pour ses ilomaines du Mecklemhourg, Vy poussait. Le roi de Danemark, naguère serré de si près dans sa capitale par les Russes, sollicitait Tavis du roi et Fappui de la flotte de sir John Norris *. Bernsdorf ouvrit l'avis d'écraser * le tsar à l'improviste, de sVni|)arer de ses vaisseaux et même de su personne, jusqu'à ce que ses troupes eussent évacué les territoires danois et allemand. Pierre était alors & (l(>[)enliague ^. George demanda h Slanhopc s'il prendrait sur lui de donner des ordres en conséquence à Norris. Le ministre, sans se livrer tout h fait, répondit qu'il était prêt à joindre ses réclamations à celles du roi de Danemark ol à en écrire h Norris. Le roi lui enjoignit d'inviter lord Townshend à examiner sérieusement TafTaire et les instructions à préparer pour la flotte.
Après avoir communiqué (25 septembre 1716) au chef (lu cabinet de Londres des nouvelles si peu attendues^ le ministre britannique du cabinet de Hanovre continuait par res lignes encore moins rassurantes : « Je croîs fort que les choses en viendront à un éclat, peut-être avant que j'aie pu recevoir votre réponse. En cette occasion, je briderai ma nature qui a toujours été portée aux coups hardis, jusqu'à ce que je reçoive votre réponse. Mais vous imaginerez aisément si je serai pressé chaque jour d'envoyerdes ordres à sir John Norris.
« La vérité est, continuait-il en y réfléchissant, que je ne vois pas clair dans cette affaire. Il nous sera aisé de mater le tsar, si nous y allons vivement et que cette mesure soil
1. On se souviendra que, dès l'aulomne de 1745, George 1*' avait envojv cettt' flotte dans la Baltiquo sous prétexte de protéger le commerce anglais contre, les Suédois. Voir cliap. in.