I^s deux minisires Townshend et Methuen
l'abbé DUBOIS A HANOVRE. 3Î7
Cette dépèche, tableau encyclopédique si animé de la politique du ministère de Londres à ce moment où Falliance française entrait dans le système britannique, se terminait par de justes congratulations à Stanhope, Thabile négociateur *.
Pendant qu'on débattait à Londres Tarticle des démolitions de Mardick, Tabbé Dubois demeurait caché à Hanovre. Seuls, le roi, le ministre hanovrien Bernsdorf, Stanhope, on parent de ce dernier, et Robethon connaissaient sn présence. La négociation reposait *. Dubois et Stanhope, h6tes de la même maison (celle du ministre anglais), avaient renoué, en hommes d'esprit, leur familiarité ancienne. Stanhope se délassait dans la conversation de Tabbéde la lourde société des Allemands, surtout quand, avec eux, il avait dû pousser le savoir-vivre jusqu'à boire au delà des limites. Alors il passait chez son voisin et caofMiît des heures entières , quitte ensuite à se reprocher plaisamment d'en avoir trop dit '.
Cela n'empêchait pas Tabbé de trouver excessifs les délais de M. d'iberville, dont nous avons indiqué la stratégie intempestive. « Ces longueurs nous coupent la gorge », écrivait-il. Mais, beaucoup plus que lui encore, le roi s'en émouvait. Il avait la terreur des Russes depuis que le tsar, ayMit abandonné le plan d'un débarquement à faire tous ensemble en Suède, ramenait ses troupes vers le Mecklembourg, ou l'attiraient nous savons quelles rêveries ambi-
1. Sleph. Poyntz à Stanhope, Hamplon Court, 11 (22) septembre 171(». Coxe, Memoh'8 of Walpole^ vol. Il, p. 82-84.
2. Robethon à lord Stair. Hanovre, 7, 18 septembre 1116. Slair PaperSf Oxenfoord Castle, vol. Vlll.