l'ne fois débarrassé du tsar, son ennemi
2. / do not despair but I shoitld p/'cvaii upon fhis mart....
330 LE RÉGEKTt L*AiBÉ DUB0I8 ET LK8 ANGLAIS.
le signe avec moi, de même qae nouii atods Mgné les autres. »
Les dernières lignes de cette longue et coriense lettre méritent d'être remarquées.
« Peut-être m'alarmé-je trop aisément. Mais j'aToue que, selon moi, ce serait une chose de fatale conséquence (juc la négociation vint à avorter; ce qui aurait lieu certainement, si cet éclat dans le Nord nous surprenait avant que nous eussions fini ^ »
Alors, faut-il s'étonner si, pour en finir avant une telle surprise, Stanbope s'appliqua courtoisement k captiver de mieux en mieux son homme; s'il le présenta au roi (8 septembre) ; si le roi Tbonora de l'accueil le plus gracieux, et le fit asseoir à sa table deux fois, dont l'une, avec la reine de Prusse, sa fille, alors à Hanovre? Le roi et l'abbé se séparèrent parfaitement contents l'un de l'autre, le roi toujours plus désireux d'amener promptement TafiFaîre ai bonne fin. L'arrivée imminente à la Haye de Beretti Landi, nouvel ambassadeur d'Espagne, lui faisait craindn' des complications '. Bientôt, lord Townshend l'informa, dc' la part de Bolingbroke, que les jacobites préparaient un mouvement : pressante raison de s'accorder avec la France, afin de reléguer plus tôt le Prétendant au delà des Alpes '.
Ainsi bourrelé de tant de motifs de conclure le traité, son impatience en devenait presque maladive.
« Le roi, écrit Stanbope à Horace Walpole (Hanovre, 6 octobre 1716), n'est pas dans une mince inquiétude
1. stanbope h lord Townshend, Hanovre, 2o septembre ni6. Coxe^ Memoirs of Walpole^ vol. H, p. 84-83. Éclat est en français dans le tcitc angUns «le la lettre.
2. Stanbope à lord Townshend, Hanovre, 29 septembre 1716. Coxo, Memoirs of Walpole, vol. II, p. 86.
:). Lord Mahon, yol. I, p. 24t. L'éminent historien anglais a tiré bon jKirti des correspondances publiées par Coxe.
l'abbé DUBOIS A HANOVRE. 331
relativement aux affaires du Nord. Il craint une rupture entre les Danois et les Moscovites. Pour cette raison, il désire mettre la dernière main au traité avec la France, le plus tôt possible *.
En conséquence, aufsitôt informé (6 octobre) du règlement de la question de Mardick à Londres, étant lui-même au moment d'aller à son chAteau de Gœhre pour la saison de la cbasse, tandis que Tabbé n'aurait plus qu'à se rendre à la Haye pour décider les Hollandais et terminer avec Horace Walpole, George voulut que Stanhope mît le traité par écrit avec Dubois. Des trois expédients proposés par celui-ci sur le mode de renvoi du Prétendant, il donna la préférence au premier, c'est-à-dire le renvoi entre la signature dn traité et Téchunge des ratifications. Les deux négociateurs signèrent donc une convention spéciale, le 9 octobre (1716). Tous les articles du traité y étaient reltttés dans leur entière teneur : une clause finale portait que le traité serait signé à la Haye dès l'arrivée de l'abbé Dubois, ambassadeur et plén^ipotentiaire de Sa Majesté Très-Chrétienne, que les États généraux seraient invités à j accéder; mats qu'en cas de refus de leur part, Talliance ne serait pas moins obligatoire dans tous ses points, entre les àeux parties contractantes ^ Stanhope en envoya une copie en Angleterre et une autre en Hollande à Horace Walpole, accompagnée de Tordre du roi de signer sans <Mai avec Tabbé. A partir rfe la réception de l'article de Marcfiek^ Dubois avait quitté Fincognito et paru en pubKc ^, après une réclusion volontaire de plus de six semaines. Son départ pour la Haye était imminent.
I 1. CoiL&r. Memoirs of Walpole, vol. U, p. 98.