Les négociateurs anglais
les traités faits depuis, ou tous autres traités; car elles ne savent pas si le titre de Bex Francis n'aurait pas été omis dans ces temps de négligence, où la France n*avait que trop d'influence dans nos négociations *. Leurs Excellences auront une conférence avec les ambassadeurs français demain à ce sujet; je vous en enverrai le résultat dans ma prochaine.
a Je ne doute pas que la chose ne marche selon nos désirs, les ratifications ayant déjà été échangées. Il ne faudrait pas que nos Jacobites en eussent vent le moins du monde, car ils tournent tout à mal, quoique je pense que les Français n'ont en vue que de s^assurer que tel est le titre en usage et de faire une petite iinesse en cédant. Voilà ce que je pense de la question pour le moment.
a J'ai vos lettres du â8 passé et du 1'' de ce mois, avec les documents anciens de M. Rymer *.
« Quant à la langue à employer, il n*y aura pas d'autre difficulté que de savoir si l'instrument que les Français emportèrent était en latin, ou, comme ils le prétendent, en français; et quant à ce point de Rex FranciXj quoique certainement ce titre n'ait jamais été omis dans aucune ratification passée au grand sceau, cependant Leurs Excellences ne Voudraient pas tomber dans un panneau (tout à la fin d'une négociation) avec leur tous les traités faits depuis celuy de Breda ou tous les traités en général ^. Si M. Ilymer voulait bien nous donner un compte rendu des ratifications qui ont eu lieu ces trente dernières années (à ce point de vue), il nous rendrait service.
ec L'original du traité américain qui est entre vos mains, ne tranche pas la question de la langue; car c'est notre exemplaire du traité, dans lequel vous trouverez, je pense, que nous avons signé les premiers. Mais l'autre exemplaire dans lequel. vice vei^sa^ ils signèrent les premiers, et que Barillon emporta en France, lèverait tous les doutes. L*instniment latin nous dirait si Ilex Franciœ a été énoncé : là-dessus, un mot. »
1. Le préambule d'un des traités de Bréda et celui du traité d'Heswick. ri lés plus iiaul, justifient la défiance de Prior à l'égard des Stuarts.
2. Thomas Rymer, nommé historiographe de la couronne en 1692, mort l'n 1713, railleur du recueil des Actes qui porte son nom.
3. Kn français dans le texte. On a vu ci-dessus qu'en effet le protocole avait beaucoup varié sous Charles IL
Ces documents, parliculièrement la lettre de M. de Torcy du 23 mars 1713, corroborent et nous semblent mettre hors de doute Tinterprétation que nous avait suggérée, quant au traité de la Haye, Texamen des traités antérieurs, soit pour la langue employée à leur rédaction, soit surtout pour les titres assumés par les parties contractantes. Il ne fut rien innové en 1717 au désavantage de la France.