‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 151 sur 209 · Le 11 novembre · texte numérisé non relu

Le 11 novembre

3. Du 11 (22) novembre. Voir plus haut, p. 390. i. Le mot est en français dans le texte anglais.

."). Lord Townshcn<l à Slingelandt, 1 (12) janvier 1717. Coze, voLlI, p. 159. 6. Robethon à lord Stair, Hanovre, i décembre 1715. OzeDf. C, Slair Papers, vol. VllL

COUP d'état ministkhiel. 429

combien de mésaventures ! Sa chaise se brise à deux postes de la ville; il prend une voiture ouverte, où il est assailli par la tempête, le vent, la grêle, la pluie. Il voudrait poursuivre à cheval. Des douleurs violentes dans les articulations, dès la première nuit, l'en empêchent. Malgré tout, il gagne la Haye en quatre jours *. Le vent étant contraire, il envoie sans délai par Calais une lettre à son frère Robert pour lui faire connaître les favorables dispositions du roi , tandis qu'il informe Stanhope des contretemps qu'il a éprouvés, et, une fois de plus, proteste devant Dieu que Townshend, bien loin de lui avoir inspiré les difficultés qu'il a faites pour signer séparément avec la France, l'a exhorté sérieusement à faire tout le contraire*. Un accident l'empêche de traverser la Meuse ; ensuite, il lui faut attendre à la Brille un vent propice. Enfin, il est à Londres le 22 décembre, après dix-neuf jours de route par le voyage le plus pénible. Il a la bonne fortune d'exécuter les ordres du roi, de rapporter ses paroles bienveillantes, de remettre à lord Townshend et à Robert Walpole les lettres de Stanhope, qui les remplissent de satisfaction, avec Tagréable perspective que les malentendus passés sont oubliés, que l'union, Tharmonie renaissent entre les fidèles et honnêtes serviteurs du roi ^.

Vaine illusion; réveil terrible. Voilà qu'à cette même heure, la foudre éclate. Un courrier qui, lui, a fourni la course en sept jours, avec la rapidité des messagers de

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