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dWngletcrre jusqu*à la dernière extrémité de ses affaires, dans laquelle même ses ennemis n'avaient pas osé lui proposer la proscription à laquelle Son Altesse Royale s*engageait dans un temps de paix et de prospérité V Le noble seigneur ne considérait pas que précisément cette protection donnée aux rois légitimes d'Angleterre avait fiedlli perdre la France; et que, pour sortir de cette dernière extrémité de ses affaires, le roi avait dû renvoyer le Prétendant. De là, la paix et la prospérité de ces conomencements de la Régence.
Maintenant, regardons les choses de plus haut, en nous plaçant au-dessus des passions et des partis pris d^alors, et à la distance où les grands traits de l'ensemble se dégagent des détails.
A notre sens, la Triple Alliance était un bienfait. Elle transformait en une paix durable la paix d*Utrecht contestée et incertaine. Elle communiquait à cette dernière une ferme autorité, en sanctionnant à nouveau l'ordre, de la succession au trône, tel qu'il avait été réglé en France et en Angleterre. La France y trouvait son avantage général, aussi bien que le duc d'Orléans son avantage particulier, aussi bien que George I" et l'Angleterre. Philippe V venant, au défaut de Louis XV, à ceindre la couronne de Louis XIY avec sa reine Elisabeth Famèse, une furie d'ambition, la guerre de la Succession de France, pire que la guerre de la Succession d'Espagne, s'allumait aussitôt.
Après s'être épuisée tant d'années en combats, la France, malgré la paix, restait en présence de la coalition, ravivée par Tavënement de la dynastie whig, Angleterre, Hollande, Autriche et leurs satellites. Les uns et les autres naguère
\. Saint-Simon, Mém., t. XIV, p. 191.
s'étaient crus au moment de la dépecer. Haineux et défiants, obsédés de Téblouissement qui rayonnait du grand monarque si imposant jusqu'à son dernier souffle, ils prêtaient à la France de la Régence la même force offensive, les mêmes visées qu'à la France de la vieille cour, et cela avec d'autant plus d'apparence que le duc d'Orléans pencha d'abord vers les jacobites. Ils renouvelèrent leur ligue, qui aurait enserré le royaume comme dans une prison et l'aurait réduit à une existence précaire. Même du côté de l'Espagne, si mal disposée à l'égard du Régent, tout annonçait un surcroît d'hostilité et de périls. *
La Triple Alliance vint détruire l'échafaudage du temps passé. Le duc d'Orléans, bien servi par les hommes et les circonstances, profita de la brèche qu'il aperçut en Hollande pour pénétrer dans la citadelle de la coalition. Il la renversa. La France, délivrée de cette sorte de blocus européen, respira. Elle recouvra la liberté de ses mouvements. Un nouveau système international fut inauguré, ayant pour base la garantie de sa sécurité par les puissances mêmes si longtemps ses ennemis implacables.
Telle fut l'œuvre de la Haye entre le Régent et George P^ «. Ce traité, ce contrat d'assurance mutuelle qui les affermissait tous deux fut aussi un bienfait pour les deux peuples et pour l'Europe. Il menait à la paix réelle, solide et sérieuse pour laquelle le monde haletait depuis la fausse paix d'Utrecht qui n'avait rien fini *. »
Si donc il y eut dans les articles des froissements pénibles pour l'orgueil national, nous pensons qu'il est juste ije reconnaître que la responsabilité principale en remonte jusqu'à Louis XIV lui-même; et que, d'autre part, ce n'était que des inconvénients secondaires en comparaison