The man, I believe, is really frighted
James Stanhope à lord Townshend,
La Haye, 23 juillet 1716 >.
Afin que vous ne restiez dans Tignorance d'aucune des cirsonstances de notre présente négociation, je remets à vous envoyer cette lettre par la poste de demain, avec le compte rendu de la troisième conversation que j'ai eue avec l'abbé Dubois. Elle m'a montré que je ne m*étais pas trompé en vous disant qu'il était fort effrayé ' et mortifié de ce qui s'était passé dans notre première entrevue. Il me l'avoua franchement hier soir et dit qu'il avait pris la détermination de s'en retourner sans me remettre deux lettres qu'il avait du duc d'Orléans, l'une pour le roi et l'autre pour moi-même, de laquelle vous avez une copie ci-incluse; l'original est de la propre main du Régent. Celle destinée au roi lui sera par moi remise dans quatre jours. Je suis convenu avec l'abbé Dubois qu'il devra m'envoyer un courrier de Paris avec une claire et positive résolution quant à Mardick; que le Régent voudra bien également envoyer ordre à M. de Châteauneuf de ne pas presser ici la négociation, pendant le temps qu'il faudra pour recevoir ma réponse de Hanovre, de sorte que si je lui ' donne quelque encouragement, il reviendra lui-même muni d'instructions complètes du Régent, soit à la Haye, soit même k Hanovre, si je le désire.
En même temps, je suis convenu ici que, pour passer le temps, M. Walpole déclinera toute conférence avec l'ambassadeur français ; mais il devra déclarer aux Ëtats dans une conférence que si l'ambassadeur français a, comme il l'a annoncé, quelque expédient à proposer pour le renvoi du Prétendant, il désire qu'il en fasse la proposition aux États qui la communiqueront à M. Walpole, lequel la transmettra immédiatement à Sa Majesté et attendra ensuite ses ordres.
Je congédierai l'abbé fort content de moi, mais très défiant du succès de l'affaire, lui ayant représenté que le roi y est