‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 178 sur 209 · En anglais. Regencies, vol · texte numérisé non relu

En anglais. Regencies, vol

pas plutôt de Tintérêt de l'Angleterre et de la Hollande elle- Hiêine que celle-ci ne fût point partie à ce traité *.

La présente négociation a été occasionnée, et elle a pris naissance par notre traité avec l'Empereur, traité pour lequel nous avons recherché la participation des Hollandais. N'est-il pas possible d'arranger les choses de manière que les Hollandais préfèrent garder leur liberté et ne pas s'engager dans l'un ni dans l'autre de ces deux traités? L'Empereur l'aimera certainement beaucoup mieux que si, en faisant les deux traités, ils donnaient droit à la France de se mêler des affaires de la Barrière.

L'unique motif qui pouvait induire les Hollandais bien intentionnés à vouloir cette négociation avec la France était la crainte d'être engagés dans la guerre, si un différend venait à s'élever entre l'Angleterre et la France. Cette appréhension disparaîtra dès que l'Angleterre aura signé son traité avec la France.

Quant à l'intérêt de l'Angleterre dans cette matière, Sa Majesté est convaincue que la destruction de Mardick, le renvoi du Prétendant avec tous ses adhérents hors de France et, par là, l'anéantissement des espérances du parti jacobite, sont pour l'Angleterre des raisons suffisantes de faire un traité avec la France. Mais puisque l'intérêt que les Hollandais peuvent avoir dans ces affaires leur sera garanti efOcacement par notre traité; puisqu'ils sont, par les traités déjà en vigueur, liés à l'Angleterre aussi fortement que des traités peuvent enchaîner; puisqu'ils sont liés même à l'Empereur par le traité de la Barrière assez étroitement pour qu'il soit presque impossible que l'Empereur soit jamais attaqué par la France sans qu'eux-mêmes soient obligés de le défendre en raison de leur Barrière, est-il de l'intérêt du roi ou de leur propre intérêt de les faire entrer dans des engagements avec la France au delà de ce qui est absolument nécessaire? L'influence de l'Angleterre ne sera-t-elle pa» d'autant plus forte en Hollande, qu'il y aura moins de liens avec la France?

En conséquence, j'ai ordre d'envoyer un messager porteur

I. Voir ci-dessous la réponse de lord Townshend du 25 août (5 septembre).

de ces idées sur ce sujet aGo qu'elles soient examinées en conseil et que. dans le cas où elles seraient trouvées justes, il ny eût pas de temps perdu pour préparer le Pensionnaire et nos principaux amis de par là; car, du côté de la France, le Régent est si impatient de fînir avec nous, qu'aussitôt l'article de Mardick Pt'glé, je vous garantis que Tabbé Dubois pressera M. W'alpôle de signer au nom de l'Angleterre; et il ne soupçonnera pas notre intention en nous prêtant à son désir, si les Hollandnis savent garder le secret jusqu^à ce que le traité soit siffné.

Methuen à /. Siankope.

I^ndres, 21 aoàt (1** septembre) 1716 >•

Il a reçu sa lettre du ±^ (n. s.) avec le compte rendu de ce qui s*est passé entre lui et l'abbé, et l'original du projet par eux signé.

Les offres de la France touchant Mardick sont insufBsantes. Le Prince est heureux de la résolution du roi de ne rien retrancher de ses premières demandes.

Quant au renvoi du Prétendant et à la succession du duc d'Orléans à la couronne de France, le Prince trouve que c*est fort bien arrangé, puisque le roi reste libre de choisir entre les trois expédients proposés par la France, et que la garantie de la paix d'Utrecht est limitée aux intérêts de la Grande-Bretagne, de la France et de la Hollande, sans que ni TEmpereur ni le roi d'Espagne puissent faire d'objection raisonnable.

On attend M. d'iberville.

On espère que les Hollandais n'insisteront pas pour que leur Barrière sôit insérée dans ce traité, parce que c*e8t contraire à leur intérêt et susceptible des fâcheuses conséquences mentionnées par Stanhope.

Le prince de Galles ne partage pas Tidëe de tenir la Hollande en dehors du traité avec la France.

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