‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 183 sur 209 · C'est-à-dire de M. d'Iberville · texte numérisé non relu

C'est-à-dire de M. d'Iberville

sage proposé dans son projet originalf à la pleine mer, pour les vaisseaux calant dix pieds.

L'abbé qui parait très piqué des objections de M. d'Iberville à ce que lui, Tabbé, a offert ici, désire qu'on saisisse l'occasion de dire à M. dlberville que le mémoire contenant les offres de la France touchant Mardick, que je vous ai envoyé, avait été dicté par le Régent lui même, et qu'on ne peut pas l'accuser d'avoir excédé ses pouvoirs.

« Quant au nouveau projet mis sur le tapis de drainer le Moer ^ Tabbé dit qu'il peut conjecturer la raison de cette demande en ce qu'une certaine personne a été gratifiée de ce terrain, qui, une fois drainé, vaudrait 50000 livres par an; et que M. d'ibcrville doit avoir été gagné par cette personne quL a assez de crédit pour disposer des emplois. C'est afin d'empé — cher ce tripotage qu'il insiste pour que nul n'ait connaissance de ce qui se passe à cet égard, excepté le Régent qu'il espère convaincre de la nécessité de satisfaire le roi.

Si l'on jugeait à propos de faire quelque changement dans le projet original, le mieux serait peut-être de transmettre ici aussitôt que faire se pourra un projet d'article tel qu'on jugera nécessaire de le réclamer, sans le communiquer à M. d'Iberville ; une fois approuvé par Sa Majesté, il serait envoyé par l'abbé au Régent, et par moi en même temps à lord Stair, avec une déclaration péremptoire d'avoir à le regarder et à l'accepter comme un ultimatum, faute de quoi, la négociation serait rompue. Le plustôt que cela pourra se faire sera le mieux. Il est à souhaiter que ce soit avant que le roi se rende à Goehre, où certainement il ne voudra pas avoir l'abbé. Je ne vois pas trop ce qu'on en fera jusqu'à ce que ce pas soit franchi. II pourra alors s'en aller tout naturellement à Londres, Paris ou la Haye. Il envoie un courrier à Paris demain et se promet un grand succès de sa dépêche.

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