Marais
Débats à Londres entre M. d'Iberville et les ministres s^r la question de Mardick.
Methuen à J, Slanhope.
Hamplon Court, 8 (19) septembre 1716 *.
Il a écrit à Stanhope le 4 (15) et lui a rendu compte de tout ce qui s'était passé jusque-là avec M. d'Iberville. Par la présente, il lui envoie la continuation.
M. d'Iberville, dans son mémoire intitulé Éclaircissement de certains faits douteux^ n'a pas jusqu'ici abandonné un seul point du plan sur lequel Dubois avait insisté dans le papier qu'il remit à Stanhope à Hanovre. Alors par réciprocité, les ministres anglais ne se sont relâchés sur aucun point du premier plan du roi. Cependant, ils proposent, comme expédient, de rétrécir la petite écluse.
Leurs motifs :
1° M. d'Iberville a toujours déclaré que la profondeur de l'écluse, qui après le radier devra être élevée de six pieds conformément à la proposition de l'abbé Dubois, est absolument nécessaire pour l'écoulement des eaux. Quoique les ministres pensent que si on élève le radier de dix ou onze pieds, ainsi que le roi l'a proposé, il restera une pente suffisante pour Técoulement des eaux du pays, cependant ils sont d'avis que l'expédient de rétrécir la petite écluse ôterait toute force à l'argument qui est fondé sur l'écoulement des eaux, de sorte que si la cour de France n'y consent pas, on verra clairement que ce n'est pas tant l'écoulement des eaux qu'elle se propose que la facilité d'introduire de grands vaisseaux dans le canal; et en conséquence, si finalement le traité doit se rompre sur ce point, comme cela semble extrêmement probable d'après la conduite de M. d'Iberville ici. Sa Majesté sera pleinement justifiée devant le monde entier de ne pas consentir à une chose si déraisonnable.