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CHAPITRE XX

Dès la chute d'Alberoni, l'ambassadeur impérial à Paris, M. de Penterriedter, avait pressenti que cet événement allait modifier la situation au détriment de l'Autriche : autant les alliés, manda-t-il à sa cour, avaient été unis contre une Espagne leur ennemie, autant ils allaient maintenant se désunir; chacun, cédant aux suggestions de l'égoïsme politique, chercherait à gagner la nouvelle amie pour lui seul ; on les verrait enchérir les uns sur les autres par des concessions dont l'Empereur ferait les frais1.

On ne pouvait pas mieux dire. Les choses, en effet, tournèrent ainsi. Mais en fait d'égoïsme parmi les alliés, il n'appartenait guère au cabinet de Vienne d'adresser un reproche à personne.

L'essentiel pour la France et l'Angleterre était d'apaiser et de se concilier l'Espagne, plutôt que de s'asservir à l'ambition sans limites et à l'intraitable orgueil de l'Empereur Charles VI. L'Espagne hostile, c'était au regard de

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