‹ Le régent MustelChapitre 2 sur 23 · A HENRY M1RA.ULT · texte numérisé non relu

A HENRY M1RA.ULT

faire assez importante, qui ne devait cependant me prendre que quelques jours. Je ne m'en rendis pas moins cliez toi pour te faire mes adieux, car Dieu sait quels accidents attendent l'homme en dehors du cercle de ses habitudes quotidiennes, et il est bon, quand on s'éloigne, d'avoir donné la main à son meilleur ami. Tu étais à la campagne ; je te laissai un mot, que tu as trouvé, n'est-ce pas? et je partis. J'étais recommandé, à Berlin, à un jeune homme qui devait me faciUter la négociation de mon affaire. Je trouvai dans ce jeune homme une nature toute sympathique , un artiste , greffé d'homme de famille, comme le sontla plupart des Allemands, et j 'acceptai l'hospitaUté qu'ilm'offrit. Au bout de deux jours, nous nous connaissions depuis vingt ans. Berhn est une fort agréable ville, et mon hôte me fit promettre d'y passer deux ou trois semaines. Nous autres Parisiens, une fois que nous avons franchi notre barrière, nous nous sentons prêts à aller au boutdumonde; il n'y a que le prernier pas qui coûte. La distance n'c^t qu'une affaire morale; et, d'ailleurs, comme l'a dit M. Arnault dans un vers que j'interprétais d'une façon assez égoïste :

Les regrets du départ sont rour celui qui reste

Me voilà donc installé àBerlin, chez M. *'*, qui.

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