SYNDICATS DES ESPÈCES CAPRINE ET OVINE
L'élevage des chèvres est très prospère dans la Flandre orientale, où la race est très répandue.
Les paysans pauvres trouvent dans la chèvre des produits tout aussi précieux que ceux fournis par la vache : viande, lait, beurre, graisse, etc.
L'amélioration de la race se fait ici, comme pour l'espèce bovine, par des animaux de choix : les syndicats font l'acquisition d'mi bouc de classe, qui est confié à l'un des membres. Ceux-ci, moyennant payement d'une taxe de 50 centimes, font saillir leurs chèvres, et une part en revient au détenteur du bouc.
La société se réserve le droit de racheter certains chevreaux qui sont mis à la disposition des membres.
Des concours régionaux, même nationaux, ont lieu de temps à autre, largement subventionnés par l'Etat.
Le Ministère de l'Agriculture intervient à raison de 33 p. c. dans l'achat des boucs par les syndicats.
Presque tous les syndicats de chèvres sont catholiques. Au 31 décembre 1908, il y en avait 382 dans le pays, composés de 37,490 membres et ayant inscrit dans leurs registres 44,906 bêtes.
Sur ces 382 syndicats, 344 sont disséminés dans les deux Flandres, avec 36,230 membres et 43,410 animaux ; ils forment neuf fédérations. Les syndicats de l'arrondissement de Bruxelles, au nombre de 21, sont tous fédérés par les soins du secrétariat de la rue du Boulet. En 19 10, ce secrétariat a préparé quelquie|s concours, auxquels ont participé 1,037 animaux, dont 731 furent primés. Ces concours, largement subsidiés, sont organisés tout comme ceux de la race bovine.
SYNDICATS d'Élevage des lapins.
Les sociétés ou syndicats pour l'amélioration de la race des lapins existent exclusivement dans les Flandres.
Cléricaux pour la plupart, ils sont au nombre de 40, avec un effectif total de 1,210 membres. Ceux-ci sont en général des ouvriers trouvant dans l'élevage des lapins des ressources venant grossir leurs maigres salaires et leur fournissant une viande fort appréciée .
L'élevage s'efforce de créer des lapins géants, dont certains pèsent jusque huit kilogrammes, et une variété de lapins-lièvres,
très appréciés à l'étranger et qui servent, au surplus, presque tous à l'exportation.
Il est des sociétés qui mettent des lapins géants, tout à fait de choix, à la disposition de leurs membres, et qui organisent des conférences et des expositions pour stimuler le zèle des éleveurs.
Ici encore l'intervention financière du riouvernement dispense les sociétés d'exiger une cotisation de leurs membres.