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A couvrir les frais d'administration de la Fédération

2. A couvrir les frais de la Retraite cantonale fermée, (oncurremment avet la Caisse de chaque Association fédérée.

3. A couvrir les frais de Propagande, Revues niensuelles. Circulaires, etc., etc..

Art. XIV. — C'est le Bureau du Conseil fédéral qui est chargé de la répartition de la Caisse ; mais toujours en s'inspirant de la plus large déférence, bien légitime d'ailleurs, vis-à-vis des désirs que le Comité cantonal des Dames Patronnesses aurait pu lui exprimer à cet l'gard.

Art. XV. — Tout litige relatif à la répartition des fonds sera tranché souverainement par les trois arbitres suivants : i. M. le Doyen ou son Délégué : 2. le Révérend Père Supérieur de la Maison de Fayt ou son Délégué ; 3 . la Présidente des Dames Patronnesses ou sa Déléguée .

Art. XVI. — Les présents statuts soumis à l'approbation cpiscopale, ne pourront être modifiés qu'en Assemblée générale du Conseil convoqué à cette fin, à la majorité des deux tiers des voix et moyennant le vùsa de l'Evêque '. J. Lechien, S. J.

Le dernier Congrès eucharistique régional de l'arrondissement de Bruxelles — il y en a tous les ans — a été tenu à Bruxelles, le 30 avril, dans la paroisse de Saint-Jean-Baptiste de Molenbeek.

Toutes les Associations paroissiales du Très Saint Sacrement formant la Fédération bruxelloise, ainsi qu'un grand nombre de Conférences de Saint-Vincent de Paul, y étaient représentées.

Le Congrès était présidé par M. Jamart, président de la Fédération assisté de M. l'échevin Deneck, de Molenbeek, président de la Confrérie de la paroisse de Molenbeek ; du Rév. P. Rutten ; du Secrétariat général des syndicats chrétiens, du Rév. P. Lechien, un des grands promoteurs du mouvement en faveur des organisations paroissiales.

Les quatre rapports présentés portaient sur les diverses questions traitées dans ce chapitre et ne nous ont pas fourni d'indication nouvelle sur les Confréries.

Au déjeuner, le président, ayant fait l'historique de l'œuvre, a rappelé le but poursuivi communément par les diverses Confréries et Ligues : « Rendre au Dieu caché de l'Eucharistie un culte plus

' E.xtraits du Plan d'Organisation paruissiale et du Ctnacle.

fervent, non seulement par la prière, mais surtout par les (leuvres. par l'exemple, par l'affirmation catholique devant la négation des mécréants. » l'n appel était adressé ensuite aux membres de toutes les associations pour les inciter à faire tendre leurs efforts en vue de la réussite des processions.

Puis M. Coppens, du Cercle des ]jropagandistes du Secrétariat généra! des œuvres sociales de Bruxelles, donna une conférence sur les bienfaits de l'Eglise catholique et ses calomniateurs. IJorateur souleva à diverses reprises, une véritable tempête (V acclamations, notamment quand il exposa V économie du projet de loi scolaire. A l'unanimité, il fut décide d'envoyer une adresse de félicitations au Gouvernement ' .'

Plus récenmient, nous a\^ons eu l'occasion de constater que les Confréries du Très Saint Sacrement avaient également participé en grand nombre à la manifestation Schollaert. à Louvain.

Un grand meeting avait été organisé, uniquement à leur intention, dans le local de la Ligue des confréries. Il était présidé par le Rév. P. Lechien. Nous n'avons pas eu l'occasion de lire les discours mais il est à présumer qu'ils ne différaient guère de ceux prononcés dans les autres meetings.

Ainsi, les cléricaux estiment que leur droit est de se servir des paroisses comme organisations politiques dirigées contre une partie, la majeure partie, de la Nation ! Qui ne prévoit les dangers d'un acte aussi téméraire et aussi abusif ? L'Etat, non seulement paie les traitements de tout le clergé régulier, mais encore entretient à grands frais les églises, sans que jamais une protestation soit partie du côté de la minorité. Là même où libéraux et socialistes détiennent la majorité dans les conseils provinciaux et communaux, il n'est guère fait d'objections aux dépenses prévues pour cet objet.

Depuis 1884, les fabriques d'églises ont touché 22 millions 286,199 fr. 64 jusqu'au 31 décembre 1910 ! Il ne se passe guère de semaine que le Moniteur ne vienne nous apprendre que des chapelles sont érigées en succursales et qu'un conseil de fabrique est établi dans ces nouvelles paroisses.

Nous comprenons mieux la portée de la manu.uvre depuis que nous savons que les Confréries et les Ligues, qui bientôt vont travaitler autour d'elles, sont susceptibles de valoir un appoint inestimable au Parti clérical. Que les catholiques forment entre eux des associations religieuses pour l'adoration du Très Saint Sacrement ou la communion fréquente, c'est leur droit. Personne ne voudrait le leur c(întester ! Mais que ces associations créent des

' XX' Siècle. <''imi>ti' icmtn (le hi n-unimi.

L'Organisation de la Propagande. 217

œuvres politiques, qu'elles participent elles-mêmes à des manifestations également politiques, préparées dans des institutions entretenues aux frais de l'Etat, personne ne peut se rallier à cette manière de voir. Ce n'est pas là le rôle des paroisses.

Nous avons la conviction profonde qu'une grande partie des catholiques de religion sont avec nous pour condamner cette entreprise générale de propagande politique et pour dénoncer au mépris public ces manœuvres qui consistent à épier les moindres actes posés au sein des familles et qui assurément ne peuvent que nuire au prestige de l'Eglise.

B. Les secrétariats permanents d'œuvres sociales

et économiques

Suivant la définition du Rév. P. Vermeersch i, les secrétariats permanents sont « des bureaux d'informations et d'études qui acquièrent pour donner, qui s'instruisent pour renseigner et conseiller ; ils sauront entretenir les œuvres florissantes, ranimer celles qui languissent, en appeler de nouvelles à la vie.

» L'effet de leur influence sera de prévenir les écarts et les erreurs, d'assurer une marche plus méthodique et plus régulière, de former un personnel spécialiste, pour les différentes branches de l'activité sociale. »

Le premier secrétariat catholique fut fondé à Liège en 1899, à l'initiative de M. G. Francotte ; successivement, il en fut créé à Houdeng-Goegnies, Gand, Alost, Verviers, Anvers, Hasselt, Tournai, Turnhout, Huy, Bruxelles, Charleroi. Binche, Namur, Dinant, etc. Actuellement, il y en a dans tous les arrondissements. Ils forment entre eux la Conférence des secrétariats d'œuvres . sociales.

Chaque secrétariat, installé dans des locaux confortables, est dirigé par un secrétaire général bien appointé. Celui-ci organise les divers services, moyennant des auxiliaires rémunérés ou non rémunérés .

Le travail de propagande, qui consiste à créer des œuvres ou à se concilier les sympathies de celles déjà existantes, entreprend toute une région ou tout un arrondissement.

En général, il se préoccupe de toutes les formes d'associations susceptibles d'exister en application des lois sociales en vigueur dans notre pays. Mais il est des secrétariats qui se sont spécialisés, .tels celui de Gand et celui de La Louvière, qui s'intéressent unique -

■ Manuel social, par le R. P. ^'KKMKi;Ks(I^. Paris. Alcan, boul. Saint-Gemiain.

21 s Le Rigime clérical en Belgique.

ment aux syndicats ou\riets professionnels, tels aussi i:eux qui, (•(iinrne le secrétariat de Louvain ' et celui de Liège, confinent leur activité dans le développement des œuvres agricoles.

1 1 existe également à .•\nvers un secrétariat des Ligues de femmes chrétiennes, un autre à Bruxelles.

La méthode d'action s'inspire du bon princi[)e de la division du travail. De nombreuses commissions, composées de militants zélés et actifs, se partagent la besogne : commissions de la mutualité, des habitations à bon marché et ouvrières, des syndicats ouvriers, de la petite bourgeoisie, des œuvres scolaires, des œuvres religieuses.

Certains secrétariats sont assistés par un comité de dames.

Ces diverses commissions prennent l'initiative de créer des écoles pour la formation des hommes d'œuvre. projjagandistes, conférenciers, français aussi bien que flamands.

Ceux-ci sont recrutés parmi les employés et ouvriers fréquentant les patronages ou faisant partie de Confréries du Très .Saint Sacrement, et qui ont certaines dispositions oratoires.

T)es fonctionnaires des divers ministères, des <:urés, abbés, \icaucs des agronomes et conférenciers agréés de l'Etat complètent le personnel.

l'n service de correspondants est prévu pour chaque commune ; les curés et les instituteurs remplissent presque exclusivement ces fonctions.

.\u siège du secrétariat, qui comporte des bureaux, des salles de réunions, une salle de fêtes, sont installés divers services centraux, et notamment :

I" l'n bureau de documentation pour l'application de toutes le:^ lois constituant notre législation sociale (modèles de statutstypes circulaires ministérielles, brochures, monographies, revues spéciales) :

2" Vw bureau de consultations verbales sur les particularités des œuvres :

3" Une bibliothèque avec des livres noiiihrcux traitant des questions sociales et économiques ;

4" l'nc im|)rimerie complète dispensant Ac donner .lu ilehors des travaux d'impression coûteux ou secrets :

3" Une bourse du travail pour ouvriers et un bureau de placement ])our cni])loyés ;

6" l'ne société d'habitations à bon marché ;

7'' Une caisse centrale pour caisses Raiffeisen ou un comptoir agricole :

8"' l'n service de consultations juridiques gratuites.

' Niius nous 111 ()iH\iiu Ton;- .m iluiiiiui.' (les associations agriinK-s.

l.'Organisaiioii de la Propagande . 219

Dans certains secrétariats, des tracts iiombreux sont adressés aux campagnards venant habiter les grandes villes et qui leur font connaître les œuvres catholiques auxquelles ils peuvent s'adresser ; dans cette tâche, les secrétariats sont secondés par l'organisation paroissiale, ainsi que nous venons de le constater.

Les secrétariats ne comportent ])as tous l'organisatioia de services aussi complets ; ceux-ci sont appropriés plus particulièrement aux besoins des régions auxquelles ils sont destinés.

Les bureau.x sont ouverts chaque jour au public ; la clientèle est amenée par les curés des paroisses, les patronages, les maisons d'ouvriers, les sociétés de Saint-François-Xavier ; puis par les affiliés des œuvres déjà créées, par les propagandistes rémunérés qui parcourent les milieux ouvriers et agricoles. Il est enfin toute une catégorie d'électeurs qui s'y adressent spontanément par le seul fait qu'ils sont au courant de l'organisation de ces divers services.

La presse cjuotidienne catholique, aussi bien que des journaux périodiques, des revues spéciales, françaises ou flamandes, des tracts, brochures, affiches, almanachs, petits carnets dits de voyage, complètent efficacement cette propagande déjà active.

Un cercle d'études, parfois un cercle formé unicjuement de prêtres, s'installe au secrétariat et travaille avec ardeur à tout ce qui intéresse le développement et le perfectionnement de la propagande. Un système de fiches très complet est tenu à jour pour faciliter ce dernier travail ; il s'intéresse aux personnes aussi bien qu'aux œuvres urbaines et rurales : il rend possible la pénétration au sein des associations réputées neutres ou même anticléricales.

Au surplus, la direction ne néglige jamais de resserrer les liens nécessaires entre les groupements créés et le secrétariat lui-même. Le secrétariat, patronné habituellement par les dirigeants politiques du parti, doit assurer à ceux-ci le bénéfice de son activité sur le terrain électoral ; dès lors, le règlement d'ordre intérieur prévoit et dispose des mesures susceptibles d'atteindre ce but.

Les statuts du secrétariat permanent des œuvres sociales de l'arrondissement de Bruxelles, installé rue du Boulet, le réalise ainsi Nous les reproduisons à titre documentaire :

Article premier. — Il est constitué à Bru.velles un Secrétariat ftes Œuvres Sociales, organisme central des œuvres sociales de l'arrondisse-' ment de Bru.Kelles, en vue de promouvoir, g-uider et développer les œuvres de cette nature.

Ari . 2. — A la tête du Secrétariat se trouve un Comité central constitué comme suit :

a) De délégués des Fédérations agricoles ; ^ b) De délégués des Syndicats et autres œuvres agricoles ;

c) De six personnes nommées par l'assemblée générale des souscripteurs.

Art. 3. — Les délégués sont élus jjour une période de trois ans. ils sont rééligibles.

Les représentants des souscripteurs ont été nommés jXjur un terme illimité. Us complètent leur nombre par cooptation en cas de décès, démission ou cessation de collaboration effective de l'un d'entre eux.

Art. 4. — Le Comité central se réunit annuellement. Il arrête le budget, approuve les comptes, détermine les objets sur lesquels doit se jxirter spécialement l'action du Secrétariat ; il recherche les moyens de faciliter cette action et de lui donner la plus grande puiss:ince et la plus grande efficacité.

Art. 5. — Cette action s'exerce par un Bureau composé de : un Président, un \ice -Président, un Secrétaire, un l'résorier et des "Conseilr 1ers dont le nombre peut être fixé à trois, mais peut être augmenté par le Bureau.

Les membres de ce Bureau sont nommés pour un terme illimité. Ils complètent leur nombre par cooptation en cas de décès, démission ou cessation de collaboration effective de l'un d'entre eux.

Art. 6. — Les membres de ce Bureau sont nommés la première fois par le Comité central 1.

Le Bureau travaille à réaliser les conceptions du Comité rentrai : il prend toutes les mesures propres à atteindre le but du Secrétariat.

11 fixe le nombre des délégués urbains et rurau.x à choisir par chaque fédération ou group>e qu'il aura admis à se faire représenter.

Il nomme et révoque les employés, fixe les traitements et les attributions de chacun d'eux ; élabore les règlements d'ordre intérieur et de service.

Chaque année, il rend compte des travaux du .Secrétariat au Comité centrai .

*\ri . 7. — Le Président représente le Secrétariat ; il signe la correspondance, les procès-verbaux et toutes autres pièces. 11 préside les assemblées générales et les séances du Bureau.

Le Vice -Président le remplace en cas d'absence ou d'emijê'hcment.

Art. 8. — Le Secrétaire tient les procès -verbaux, rédige la correspondance, classe et garde les archives.

Le Trésorier dresse le budget, ti.nt la comptabilité, encaisse les recettes et met les fonds en dépôt en banque au nom du Bureau ; il arrête le compte annuel et le soumet au Comité.

.\rt. 9. — Chaque année, trois mois au moins .ivant l'assemblée annuelle du Comité central, les délégués urbains et ruraux seront invités par le Bureau à faire délibérer leurs groupes respectifs sur toutes les questions i|u'ils désirent voir figurer à l'ordre du jour de la dite assemblée .

Le compte rendu de cette assemblée sera adressé, ainsi (jue le rapport annuel, à chacun de ces grouf)€s.

Art. 10. - Les groupes ou niivres affilie^ au Secrétariat des CEuvres sociales s'engagent d'honneur, en échange des services rendus par le dit .Secrétariat, à lui prêter leur concours en toutes circonstances, à répondre- à son appel et à s'inspirer, dans leur action, des principes préconisés par lui.

' Le bureau est iictuellement composé luinme suit : MM. H. ('arton de W'iiirt, vice-i>résident : l'abbé J. 'Vossen. trésorier; Zwendelaar, secrétaire; le chanoine N»iten. l'abbé K. N'ossen. l'abbé \'an<k>nhcuvel. F.iul ("rockaert. conseillers.

L'Organisation de la Propagande. 221

Art. II. — Le Bureau conserve le droit dedésaffilier en tout temps un des dits groupes ou œuvres .

Le Comité central est composé comme suit :

A. — Six membres antérieurement choisis par les souscripteurs :

MM. Beernaert, ministre d'Etat ;

Renkin, ministre des Colonies ;

Nerincx, membre de la Chambre des Représentants ;

Devolder, Menri ;

Vander Straeten-Solvay.

B. — Les délégués des Œuvres urbaines.

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