‹ Le Régime Consulaire en BretagneChapitre 190 sur 221 · NOMBRE · texte numérisé non relu

NOMBRE

fournie par les parents

0f,50 parélève ctpar| 6

mois.

1,25 par mois. 30 2 fr. par mois. 5o 1,25 par mois. 5o 0,50 pour la lecture.

0,75 pour l'écriture.

de gré à gré.

0,50 pour la lecture.| 38 0,75 pour l'écriture.

0,79 pour la lecture et l'écriture.

0,60 pour la gram-| 15 maire.

0,75 par élève. 20 1 fr. par mois. 25 garçons et filles D,2D. Lo 0,50 pour lire. 30 1 fr. pour écrire.

0,50 par mois. 35 12 fr. par an. 6o 0,75 écriture. 60 0,60 lecture.

aux filles.

1 fr. lect. et écrit.

1,90 orthographe.

1 fr. lect. et écrit.

2 fr. pour le latin.

1 fr. ycompris l’arithmétique.

0,50 lect. et écrit.

1 fr. arithmétique.

0,90 par mois. 30 de gré à gré. 20 0,55 pour les débuts.| 40

Trente et une communes n’ont pas encore d’écoles primaires, et le sous-préfet donne les raisons suivantes de leur retard ou de leur abstention :

Antrain : défaut d’instituteur réunissant les qualités prescrites par la loi et défaut de moyens pour le salarier.

Beaucé : trop petit nombre d’élèves que pourrait fournir la commune.

Billé : défaut d’instituteur.

Chauvigné : défaut d’instituteur.

Chienné : défaut d’instituteur.

Dompierre-du-Chemin : défaut d’instituteur.

Fleurigné : défaut d'instituteur.

Gosné : commune pauvre où l’instituteur ne serait pas occupé.

Javené : défaut d’instituteur.

La Bazouges-du-Désert : insouciance des habitants.

La Chapelle-Janson : indigence des parents.

La Chapelle-Saint-Aubert : défaut d’instituteur.

Landéan : défaut d’instituteur.

La Selle-en-Luitré: insouciance des parents.

Lécousse : défaut de local et d’instituteur.

Le Tiercent : défaut de local et d’instituteur.

Luitré : défaut de local et d’instituteur.

Mézières : défaut de local et d’instituteur.

Mellé : défaut de local et d’instituteur.

Monthault: population trop peu nombreuse.

Parcé: le maire n’a pas répondu.

Parigné : défaut de logement et de fonds.

Saint-Christophe-de-Valains : défaut d'élèves.

Saint-Etienne-en-Coglès : défaut d’instituteur.

Saint-Germain-en-Coglès : défaut d’instituteur.

Saint-Hilaire-des-Landes : défaut d’instituteur.

Saint-Jean-sur-Couesnon : peu de ressources.

Saint-Marc-le-Blanc : défaut d’instituteur.

Saint-Ouen-de-la-Rouërie: défaut d’instituteur.

Saint-Ouen-des-Alleux : le maire n’a pas répondu.

Vendel: le maire n’a pas répondu.

Ce tableau montre que le défaut capital qui entrave le développement de l'instruction primaire est assurément le manque d'instituteurs. Voilà le mal profond dont souffre la République depuis l’origine. Il empêche la loi de brumaire an IV d'aboutir à un résultat pratique. Depuis la fin de la Convention on n’a pas trouvé d'hommes quelque peu instruits, résolus à se dévouer à l'enseignement élémentaire. IL en est de même partout, et notre étude concernant l'Ille-et- Vilaine aboutit à la même conclusion que celle de M. Libois sur une tout autre région, le département du Jura’. L'insuffisance des rétri-

1. Libois, ouv. cité. Les administrateurs municipaux de Clairaux écrivent: « les écoles

butions décourage les meilleures volontés. D’après la loi de floréal an X les communes devaient concéder le logement à l’instituteur : ce modeste avantage entraîna des abus et fut encore préjudiciable aux progrès de l’enseignement, surtout dans les petites communes. Des hommes intrigants et astucieux, absolument incapables d’instruire les enfants, s'entendaient avec les maires dont ils gagnaient la confiance, pour obtenir la fonction et par suite le logement. Plus d'une fois les sous-préfets furent obligés d'intervenir pour s'opposer à des choix peu édifiants et pour refuser les autorisations nécessaires.

C'est au moment de cette pénurie si fâcheuse d’instituteurs que reparaissent peu à peu avec une habile discrétion, les congrégations enseignantes. Le nouveau maître de la France les accueille avec satisfaction, et Fourcroy, le philosophe converti, prend le ton qui convient à la nouvelle cour impériale, lorsqu'il écrit aux préfets : « Les frères des écoles chrétiennes ont trop bien mérité du premier enseignement pour que dans un moment où tout ce qui a été utile doit être rendu à sa destination, leur rôle puisse être oublié. L'intention de Sa Majesté est de prendre à l'égard des anciens frères scolaires une mesure générale, uniquement dirigée vers l’enseignement des écoles primaires". » Dans ces conditions, les progrès des frères de la doctrine chrétienne ne pouvaient manquer d’être rapides dans une région où ils avaient conservé toute la sympathie des familles. Sous l’Empire la direction du véritable enseignement primaire leur fut bientôt confiée dans tout le département, d’ailleurs à la satisfaction générale des habitants, et les municipalités ne cessent de solliciter leur concours *?.

primaires ne sont pas organisées par suite du défaut de sujets » et ceux d’Orgelet font la même observation: « S'il n’y a pas d’instituteurs dans la plupart des communes, c’est que personne ne s’est présenté pour en remplir les fonctions. »

1. Fourcroy aux préfets, frimaire an XIII (décembre 1804). Recueil des circulaires, t. V, p- 281.

2. Dans une séance du Conseil municipal de Saint-Malo, 14 avril 1810, le maire Augustin Thomas, annonce que d’après les sollicitations de la ville, de l’évêque de Rennes et du préfet, le grand maître de l’Université accorde à Saint-Malo, 3 frères de l’école chrétienne pour l'instruction des enfants pauvres. Arch. municip., Saint-Malo, Série D.

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