‹ Le Régime Consulaire en BretagneChapitre 20 sur 221 · Bulletin des Lois, HI · texte numérisé non relu

Bulletin des Lois, HI

2, Les listes ont été établies d’après les procès-verbaux de la session de l’an VIII. Arch. dép., M et les renseignements fournis par les listes des Collèges Electoraux. Arch. nat., FIC rx, Ille-et-Vilaine, 2.

de l'arrondissement de Fougères comprenait Lebouc-Bouteillère, ancien commissaire du Directoire près l'administration municipale du canton rural, et actuellement juge au tribunal de la ville ; Gautier La Chaise, propriétaire à Louvigné et maire de la commune, ancien officier d'artillerie ; Gouin Durouel, ancien président de l’administration cantonale et maire de Saint-Georges de Reintembault ; Lebreton, ancien officier municipal et médecin à Fougères; Perrin, chirurgien et maire de Saint-Sauveur-des-Landes ; Lebarbier, ancien juge au tribunal de Fougères et maire de Sant-Marc-Le-Blanc ; Serizier, notaire à Saint-Aubin-du-Cormier ; Lenglet, ancien procureur de la commune et maire de La Bazouges-du-désert; Lottin- Tiollais, maire du Loroux ; Lemercier des Aloe maire de Fougères et bientôt inspecteur des forêts ; Martin-La Coudre, ancien procureur de la commune et maire de Fougères.

A Montfort on vit figurer dans le Conseil : Poignand, avocat avant 1789, puis procureur syndic du district, et bientôt juge au tribunal de Montfort; Briot-Champmorin, juge de paix à Bécherel; Doré, juge au tribunal de Montfort; Meusnier ; Joubaire, ancien procureur fiscal et juge de paix de Plélan ; Fougeray, négociant à Saint-Méen : Bufferan, avocat, maire de Bédée ; Bellier du Verger, ancien président de municipalité cantonale et maire de Miniac-sous-Bécherel ; Michel, propriétaire à Saint-Méen, Lemarchand, ancien sénéchal et avocat, maire de Montfort; Escolan (Jacques), avocat et ancien administrateur.

Les conseillers d'arrondissement de Saint-Malo furent: Cor, notaire à Saint-Malo : Marion aîné, armateur à Saint-Malo! : Guillemaut, armateur; Cosson, négociant, membre de la commission des hospices à Saint-Malo; Foucher, négociant; Robert Mennais aîné (Pierre-Louis), armateur à Saint-Malo ; Fristel, juge de paix à Saint- Malo; Bourdet, notaire à Saint-Malo; Rouault-Coutances, ancien oflicier de marine à Saint-Servan; Le Roy, notaire à Saint-Malo ; Sebire-Bellenoë, grand propriétaire à Carfantin, près de Dol, avant la Révolution, puis procureur de la commune et député à l’Assemblée législative.

Au Conseil de l’arrondissement de Vitré siégeaient: Croizé, ancien député à la Législative et président du tribunal de Vitré; Lemoine de la Borderie dr ancien officier et Re LA municipal ; Varin du Frambois, ancien administrateur de La Guerche et député aux Cinq Cents, devait siéger en l’an IX au Conseil général du

1. Voir chap. 1 les corsaires équipés par ces divers armateurs. Tableau C.

département; Desprès-Duval, ex-administrateur à Marcillé Robert : Hevin, ex-adminisirateur du département et receveur à Vitré; Loychon père, négociant, adjoint au maire de Vitré ; Boischapelle, avocat à Vitré; Dubourdieu aîné, administrateur municipal à Vitré; Berthois, président de la municipalité de Vitré en 1799: Régnier- Courpéan, gendarme de la garde avant 1789, puis maire de La Guerche et administrateur de l'hospice ; Rubin-Missonais, avocat, commissaire du gouvernement près le tribunal de Vitré.

Au Conseil de Redon siégèrent : Beaulieu, propriétaire à Bains, ancien directeur général de la régie de Bretagne; Piard-Deshays, négociant à Redon; Vauquelin, juge au tribunal de Redon; Dazemard, ancien capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis ; Molié fils, négociant à Redon ; Héry, avocat, maire de Redon ; Lemarchand, ancien receveur du district à Sixt; Dupuy, ancien président de la municipalité cantonale de Messac; Jousselin, cultivateur à Redon ; Blerye, maire de Pléchâtel; Thelohan, président du tribunal de Redon.

La plupart de ces soixante-six conseillers avaient une fortune foncière assez considérable pour l’époque ; ils étaient donc directement intéressés à la prospérité et aux progrès de leur arrondissement ; d’ailleurs facilement dominés par l'administration préfectorale, ils formèrent une phalange de collaborateurs résolus à soutenir le nouveau régime qui promettait l’ordre et la tranquillité et paraissait capable de les garantir; c'est parmi eux que Bonaparte trouvera les présidents des assemblées cantonales, au moment où le sénatusconsulte de thermidor an X modifiera le système électoral de l’an VIII. L'institution des Conseils d'arrondissement fut utile, car ils avaient l’autorisation d'émettre des vœux, de faire connaître la situation économique exacte de leur région, mais pas plus que le Conseil général ils ne pouvaient opposer le moindre obstacle à l'action du préfet : celui-ci ne devait même plus rencontrer les difficultés qui parfois contrariaient l’intendant de l'ancien régime. Il nous faut maintenant le voir continuer lui-même sa lourde tâche d’administrateur, puisque la loi de pluviôse lui a confié la plénitude du pouvoir.

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