De l’an II à l'an VIII s’appela Motay-Thual
x : DOTE POPULATION CANTONS Er SAIRES COMMUNES do à DU DIRECTOIRE 1789-93 | AN vus AN XII 77 | Chapelle- Hevin. Accaris. Bréal. 505 60 518 Erbrée (La) Chapelle-Erbrée (La). 806 697 Dire (5 communes). Erbrée. 1492 | 1387 | 1 599 Mondevert. 348 36/ 358 Saint-M'hervé 1. 2 200 | 1 909 | 1 869 5 351 | 4 813 | 5117 78 | Chätcaubourg Girard. Chéreau. Broons-sur-Vilaine. 400 419 ee) (6 communes). Châteaubourg. MOMIE" Pro Marpiré. 394 393 432 Saint-Didier. 1126 | 1023 | r 040 Saint-Jean-sur-V. 879 819 84 Saint-Melaine. Loo 381 366 4 356 | 4277 | 4 296 79 | Ghätillon-en- Perrier. Lasne cadet.| Balazé. 2036 | 15750 | r 65o Vendelais Châtillon-en-V. 1376 | 1480 | r 383 (6 communes). Montautour. 380 328 368 Montreu.l-des-Landes. Loo 367 390 Princé. 1 066 g86 941 S'-Christophe-des-Bois. 5oo 457 463 575815 707 | 5 170 80 | Domagné Neveux. Goullay. Chauméré. 2ho | 232 240 (4 communes). Domagné. 1714 | 1 804 | 1 841 Ossé. 891 695 789 Valette (La). 210 176 168 3 055 | 2 907 | 2 838 81 | Dourdain ? Delahaye Clairay. Bouexière (La). 11660 | "152b4Mrrx5 (3 communes). Dourdain. 868 828 886 Livré. 1 583 | 1 563 | 1 569 hi11| 4 106 | 4 170 82 | Izé Saudrais. Autin. | Champeaux. 520 534 468 (5 communes). Izé. 2.853 1 2027 | 2151 Landavran. 200 272 279 | Mécé. 880| 882| go:
Taillis (Le). 566 542 560 k 609 | 4257 | 4355 1. La paroisse dut être primitivement dédiée à un saint irlandais, Mac Hervé. 2. Dourdain est devenu chef-lieu de municipalité cantonale au lieu de La Bouexière.
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RES inen ae IC OMMDS- POPULATION CANTONS SAIRES COMMUNES DE CANTON DU DIRECTOIRE 9
1789-93 | an var | ax xx 83 | Louvigné- à Desvaux. Porteu. Cornillé. 501 792 891 de-Bais Louvigné-de-B. 1.300 | 1391 | 141x (5 communes). Saint-Aubin-des-Landes. 624 550 545 Torcé. 750! 6go! 659 Vergéal. 800 7h 789 h 265] 4185 | 4 295 84 | Vitré Berthois. Dubour- Montreuil-s-Pérouse. 627 Gor 544 (3 communes). dieu.| Pocé. 799 497 664 Vitré. 10 690 | 8 809 | 9 055 12 032 | 9 907 |10 264
Si nous comparons cette division de l'an III à celle de 1790, on constate d’abord que cinq cantons nouveaux ont été créés : ceux de Paramé, Pleurtuit, Saint-Servan, dans le district de Saint-Malo, Rennes-campagne et Fougères-faubourgs. Le total des communes s'élève au début de l’an VIII à 352. En effet, 10 communes de la répartition de 1790 ont été supprimées et réunies à des agglomérations voisines ; Saint-Meloir-sous-Hedé réunie à Québriac, Carfantin réunie à Dol, Saint-Léonard réunie à Epiniac, Vildé-Bidon réunie à ozlandrieux, Vildé-la-Marine réunie à Hirel (toutes les cinq du district de Dol); Saint-Ideuc réunie à Paramé (district de Saint- Malo); Sant-Coulon réunie à Montfort (district de Montfort) ; Rannée réunie à La Guerche (district de La Guerche); Sérigné réunie à La Bouexière (district de Vitré); Saint-Laurent réunie à Rennes (district de Rennes). D'autre part dix-neuf municipalités nouvelles ont été organisées : Feins, Epiniac, La Chapelle-aux- Filzméens (district de Dol); La Gouesnière, Saint-Thual, Trimer (district de Saint-Malo); Le Verger, La Chapelle-Thouarault, Muel, Saint-Péran (district de Montfort); La Chapelle-Bouexic, Les Brulais, Saint-Germain-des-Prés (district de Redon) ; La Chapelle-des- Fougerets, Cesson, Montgermont (district de Rennes) ; Mondevert, Saint-Melaine (district de Vitré) ; Fougères-faubourgs. De sorte que le chiffre de l'an VIT n'est supérieur que de neuf unités à celui de 1790.
Il importait de bien connaître la division en administrations cantonales qui fournira les cadres pour le plébiscite consulaire.
On appelait autrefois villes en Bretagne les localités qui avaient le droit d'envoyer des députés aux États de la province. En suivant celte définition, il y avait Q villes dans le département d'Ille-et- Vilaine : Rennes, Saint-Malo, Redon, Fougères, Vitré, Dol, Hedé, La Guerche, Montfort. Mais il faut ajouter Saint-Servan qui autrefois faisait partie de Saint-Malo et était devenue une commune indépendante en 1790, puis en l'an III une municipalité cantonale. Rennes avait compté en 1780 jusqu'à 4o 000 habitants. Arthur Young la jugeait & bien bâtie avec deux belles places et un jardin des Bénédictins appelé le Thabor qui mérite d'être vu‘ ». Il y avait un grand contraste entre les quartiers bien bâtis du centre de la cité et le fouillis de la ville basse et des faubourgs. « Sans doute Rennes n'avait pas encore cette ligne majestueuse des quais, ces grandes percées qui la traversent et l'assainissent aujourd'hui, mais elle se présentait avec ses rues nouvelles, régulièrement construites, avec ses clochers aux joyeux carillons, et au cœur de la cité avec ses deux monuments, centre de sa vie civile et de sa vie judiciaire, son Hôtel de Ville et son Palais de Justice”. » Le grand incendie, qui dura 7 jours, du 22 au 20 décembre 1720, et détruisit 850 maisons du centre de la ville, contribua grandement à la transformation de Rennes. L'ingénieur Robelin dressa un plan général de reconstruction, quelque peu modifié en 1725 par Gabriel et qui se trouve indiqué sur les plans de Forestier. Sur l'immense amas de décombres créé par l'incendie, on put tracer des rues rectilignes et imposer aux architectes certaines conditions qui donnèrent aux maisons un cachet d’unifornuté. Robelin avait songé également à une transformation de la ville basse, c'est-à-dire de la partie située au Sud de la Vilaine et que le feu avait complètement épargnée ; mais les projets de l'ingénieur s’aitaquaient à trop d'intérêts privés et la ville basse n'avait pas changé: on y trouvait encore en 1800 un dédale de
1. Arthur Young, ouv. cité. [l ajoute que les denrées ne sont pas chères à Rennes, tandis qu’en Normandie tout lui a paru extraordinairement coûteux. 2. Rennes en 1800. Discours prononcé à l’audience de rentrée de la cour d'appel du 16
octobre 1900 par M. Denier, avocat genéral (bibl. de Rennes 5).
L'ASPECT DU PAYS ET LES VILLES l 37
rues étroites et tortueuses : « elle était resserrée entre deux bras de la Vilaine, l'un remplacé par les quais actuels et l’autre par le boulevard de la Liberté ; deux autres bras plus petits la traversaient : le ruisseau de Joculé (rue actuelle de La Chalotais) et le ruisseau de Brécé (rue Poullain-Duparc). Ces cours d’eau contribuaient considérablement à rendre malsains les quartiers de la ville basse”. »
Grâce à la présence du Parlement, la cité rennaise avait connu une sérieuse période d’accroissement au xvin siècle. Elle était devenue, depuis le grand incendie, une ville fort agréable comme résidence. De beaux hôtels s’y élevèrent: à l’angle de la rue aux Foulons l'hôtel de Robien dont il subsiste encore une jolie tourelle en encorbellement, l'hôtel de Farcy de Cuillé au bas de la Motte, l'hôtel de Blossac, où logeait le commandant de la province, près de l’église Saint-Sauveur, rue du Chapitre. La plupart des magistrats étaient riches, grands propriétaires fonciers dans les pays environnants”*. Aussi Rennes était absolument dévouée à son Parlement ; les événements de 1788 en fournirent la preuve. Mais la période révolutionnaire lui avait été fort préjudiciable. Les magistrats avaient été dispersés depuis la suppression des Parlements ; et la population rennaise décrut rapidement : elle ne comptait plus que 25904 habitants. Les principaux monuments de la ville avaient subi de regrettables déprédations. La plupart des églises étaient encore occupées par l'artillerie ou transformées en écuries ; à Saint-Mélaine 1l y avait 300 chevaux ; à l’église des Augustins, 36 voitures de train d’artillerie ; à Saint-Germain, un casernement d'infanterie. Sous les voûtes de l’ancien palais du Parlement une foule de malheureux sans asile avaient construit des baraques provisoires pour se loger et s’y étaient maintenus, faisant du feu pour les besoins journaliers de leur existence, malgré les protestations de Binet, l'architecte de la ville. Un des premiers soins du préfet devait être de faire évacuer le Palais par toute cette population vagabonde et envahissante *
L'administration municipale de Rennes se composait, au début de l’an VIIT, de Parcheminier, président ; Bonnal, Jollivet, Esnou, Bazin-Bentynais, Ruaulx-Tribonnière, Guinot, administrateurs, et de Féburier, commissaire du Directoire. ,
Plusieurs bourgades aux environs de la grande cité méritaient