‹ Le Régime Consulaire en BretagneChapitre 31 sur 221 · Arch. nat, AD xvr · texte numérisé non relu

Arch. nat, AD xvr

la lettre de marque accordée au capitaine du corsaire La Républicaine, Guillaume-René Raffy, qui fut l'un des premiers à sortir du port de Saint-Malo, en février 1793, après la déclaration de guerre à l'Angleterre”. En voici quelques extraits :

« nom de la République française, le Conseil exécutif provisoire de la République permet par les présentes au citoyen René Raffy, capitaine à Saint-Malo, de faire armer et équiper en guerre un corsaire nommé La Républicaine, du port de soixante tonneaux, actuellement au port de Saint-Malo, avec tel nombre de canons, boulets et autres munitions de guerre et vivres qu'il Jugera nécessaire pour le mettre en état de courir sur les pirates, forbans, gens sans aveu et généralement sur tous les ennemis de la République, ..……. à la charge pour le dit Raffy de se conformer aux ordonnances de la marine, de faire enregistrer les présentes lettres au bureau des classes du lieu de son départ, d'y déposer un rôle signé et certifié de lui, contenant les noms et demeures des gens de son équipage, et à son retour de faire son rapport par devant l'officier chargé de l'administration des classes de ce qui se sera passé pendant son voyage. 2 donné à Paris le onzième jour de février 1773. Signé Monge, ct au-dessous sont les paraphes des citoyens Jouanjan, Boullet, Le Roy, Gouet, membres du district de Saint- Malo.

Chaque année il y avait deux périodes pour les armements de corsaires : la course d’été et la course d'hiver. Pour la course d'hiver, les bâtiments étaient armés dès le mois de fructidor (fin août), et ils levaient l'ancre en vendémiaire ou brumaire. Suivant les circonstances la course se prolongeait jusqu’en germinal (avril). C'était de beaucoup la plus importante ; on y employait les navires les plus solides et les équipages les plus considérables. La course d'été commençait en floréal et les navires croisaient jusqu’en thermidor (fin juillet). C'étaient, en général, des bâtiments de plus faible tonnage, montés par des équipages de 20 à 40 hommes.

Les corsaires, une fois sortis du port, préludaient à leur croisière. La plupart d’entre eux n'étaient pas de forts bâtiments : sur 131 bâtiments armés de 1793 à 1801, on en compte seulement 26 d'un

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