Voir chap. 2e
Le département avait 24 relais de postes aux chevaux, mais depuis l'insurrection, la plupart d’entre eux avaient été abandonnés, et on ne trouvait plus guère de chevaux que dans les relais situés sur les grandes routes de Paris à Brest et à Lorient, car ils étaient protégés par des cantonnements militaires.
Sur la route de Paris à Brest, relais à Vitré, Châteaubourg, Noyalsur-Vilaine, Rennes, Pacé, Bédée, Montauban. "
Sur la route de Rennes à Lorient : Mordelles et Plélan.
Sur la route de Rennes à Nantes : relais du Bout-de-Lande (commune de Laillé), de Roudun (commune de Poligné), de La Bréharaye (commune de Fougeray).
Sur la route de Rennes à Caen: Louvigné-du-Désert, Fougères, Sant-Aubin-du-Cormier, Liffré.
Sur la route de Fougères à Dol: Saint-Brice, Antrain et Trans.
Sur la route de Rennes à Dol : Hédé, Dol.
Sur la route de Rennes à Saint-Malo: Hédé, Saint-Pierre-de- Plesguen, Châteauneuf, Saint-Malo.
L'état du département méritait donc à tous égards d'attirer l’attenion du gouvernement de Bonaparte. Il n’y avait plus de commerce faute de débouchés et de communications, plus d'agriculture, car les cultivateurs sans cesse menacés par la guerre civile et privés de tout profit, n'avaient plus aucune énergie. Pour compléter ce tableau initial et mieux faire voir encore toute l'étendue de la tâche réparatrice qui allait incomber au préfet Borie, 1l nous reste à exposer avec détails tous les troubles des premiers mois de l'an VIIT qui avaient gêné l'exercice de la vie publique et empêché tout retour de prospérité.