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District de Vitré

Croizé des Essarts, cultivateur.

Desnos, maire de Châteaubourg.

Hevin, avocat.

Thomas de Maurepas, avocat, maire de Vitré.

Cette assemblée administrative d'Ille-et-Vilaine ou premier Conseil général n'eut que trois ans d'existence, car elle fut supprimée par la Convention (décret du 14-16 frimaire an 11-4-6 décembre 1793). La Constitution de l’an IIT la remplaça par l'administration centrale composée de 5 membres et assistée d’un commissaire du Directoire exécutif. Enfin l'administration centrale fonctionna jusqu'au régime nouveau, établi par la loi du 28 pluviôse. D'après cette loi il y aurait dans chaque département un Conseil général qui devait s’assembler chaque année pour une session de quinze jours au maximum, à la date fixée par une convocation émanée du gouvernement. Ce conseil général est donc une sorte de résurrection de l’assemblée administrative de 1790 à 1793, mais 1l en diffère pourtant d’une façon très sensible par son mode de recrutement : il n’est plus électif. Ses membres ne sont pas élus par le peuple, même par un groupe restreint d’électeurs censitaires ; 1ls sont désignés par le pouvoir consulaire. L'élection n’est plus qu’un choix réservé au seul Bonaparte. Il prend les renseignements nécessaires en chargeant les

préfets de lui proposer des noms. Ses intentions sont d’ailleurs très claires : en l’an VIIT il est encore le parvenu dela Révolution ; 1l veut recruter les conseils généraux comme les conseils d'arrondissement parmi les hommes qui ont donné des gages à la Révolution. Lucien Bonaparte, ministre de l'Intérieur, est auprès des préfets l'interprète très catégorique des désirs du maître, dans une circulaire signilicative: « Le premier Consul n'a pas encore nommé Îles membres du Conseil général de votre département, n1 ceux des Conseils d'arrondissement de vos sous-préfectures. Avant de faire ce choix important il veut vous donner une nouvelle marque de confiance et vous demande de lui désigner pour ces places les citoyens que vous croirez les plus capables de vous seconder dans vos travaux. Vous fixerez principalement votre attention sur ceux qui par des acquisitions de domaines nationaux présentent au gouvernement une garantie de leur dévouement et de leur fidélité à la Constitution de l’an VIT”. »

IT. — Le conseil général devait se composer de 24 membres qui furent désignés par un arrêté consulaire du 1* prairial (21 mai 1800). Ce fut le second consul, Cambacérès, qui donna la signature en l'absence de Bonaparte, parti pour la fameuse campagne de Marengo (Marengo est du 25 prairial, 14 juin”). Ces conseillers étaient nommés pour à ans, mais pouvaient être maintenus dans leurs fonctions. Les membres du Conseil nommés en l’an VIII sont :

Anger du Grand-Bois, ex-administrateur du département. Aubrée, ex-législateur, homme de loi.

Barbier-Dupuis, négociant.

Bouaissier père.

Bertin, conseiller de préfecture.

Le Boucher l’ainé, conseiller de préfecture.

Le Coz, conseiller de préfecture.

Duplessis-Grenedan, conseiller de préfecture. Dulattay, médecin.

Hevin, propriétaire.

Moro, négociant, colonel de la garde nationale. Rouessart, payeur général du département.

Corbière, avocat.

Richelot cadet, sous-inspecteur des forêts.

Parsy, conservateur des eaux et forêts.

Lorin, ancien inspecteur des domaines.

Jouin, banquier à Rennes.

Le Prieur, négociant à Rennes.

1. Arch. dép., 1 M 4. Circulaire du 4 germinal an VIII é mars 1800). 2. Arch. nat., AFivor1.

Gandon de la Mettrie, avoué à Rennes.

Sevezan, homme de loi. È Sollier de la Touche, négociant.

Chaillou, ancien administrateur.

Le Bastard Villeneuve, propriétaire à Guignen.

Legraverend (Guillaume), avocat, ex-administrateur du département.

De ces 24 membres, 16, c'est-à-dire les deux tiers ont exercé des fonctions publiques de 1789 à 1800. Nous connaissons déjà la carrière antérieure de 4 d’entre eux qui appartenaient au nouveau conseil de préfecture. Chaillou, Guillaume Legraverend, Sollier de La Touche, Anger du Grandbois, avaient figuré parmi les administrateurs du département. Hévin fit partie du premier Conseil général de 1790. Lorin fut administrateur du département voisin des Côtesdu-Nord. Le Bastard de Villeneuve, un des rares nobles de la région ayant adhéré à la République, avait rempli les fonctions de commissaire du Directoire près l'administration cantonale de Guignen depuis l'an VE. Parsy et Richelot appartenaient à l'administration des forêts, Rouessart, ancien payeur militaire, était devenu payeur général dans l’Ille-et-Vilaine ; Moro, négociant de Rennes, était en même temps chef de brigade de la garde nationale, et Aubrée s’était distingué comme officier dans plusieurs campagnes”.

Les quatre membres de l'assemblée départementale qui remplissaient en même temps les fonctions de conseillers de préfecture, ne prirent part qu à la première session de l'an VIIT. Ils démissionnèrent et Lorin, devenu maire de Rennes, les imila. Borie proposa pour leur remplacement Chardel, Roger Cherfosse, Dupuy Fromy, Varin du Frambois, Quantin-Oudinais, qui furent nommés par arrêté consulaire du 19 germinal an IX (9 avril 1801)°. Chardel, ancien secrétaire général des Etats de Bretagne, avait été proposé par Bodinier et Rallier pour un poste de conseiller de préfecture; Roger Cherfosse, avocat, était un des riches propriétaires de Rennes; depuis janvier 1801 il avait été nommé adjoint au maire de cette ville. Quantin-Oudinais négociant à Fougères, et Dupuy Fromy juge au tribunal de commerce de Saint-Malo avaient également soutenu les idées républicaines. Quant à Varin du Frambois après avoir été au nombre des conseillers de 1790, ilavait figuré parmi les administrateurs du département et avait siégé au Conseil des Cinq Cents. Si

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