HARAS
tionnaire ont passé dans notre nationalisme et sont encore ce qu'il y a de plus consistant dans notre idéal fasciste : l’antidémocratisme, l’antiparlementarisme, l’action directe, c’est-à-dire la violence, l’idée aussi que la politique et l'histoire doivent être le fait d’une minorité agissante » (1).
Toutes ces idées, nous allons les retrouver en étudiant les différentes étapes du mouvement corporatif italien. L'organisation corporative fasciste n’a pas, en effet, trouvé immédiatement sa forme actuelle. Elle est issue d’une longue évolution qui a pour point de départ le syndicat fasciste et qui aboutit à la corporation de la loi de 1934. Cette évolution est-elle terminée ? Nous ne le pensons pas et nous essaerons de montrer, dans la conclusion, les buts qu’elle semble devoir atteindre dans l’avenir. Mais le régime corporatif peut déjà s’enorgueillir de
beaux résultats, notamment au point de vue social.
Dans une première partie, intitulée : « La Construction législative du régime corporatif », nous étudierons les lois qui sont venues sanctionner les différentes étapes du mouvement corporatif.
La deuxième partie sera consacrée à l’étude du fonctionnement des corporations et aux réalisations déjà obtenues.
Enfin, dans la conclusion, nous essalerons de dégager les tendances actuelles de la doctrine corporative fasciste.
(1) A. Bertoli, Aspetts idéologici del fascismo. Turin, 1930, p. 23.