‹ Le Régime Corporatif ItalienChapitre 45 sur 58 · PAR · texte numérisé non relu

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Ce dernier apparaît alors, dans la pensée des dirigeants fascistes, comme l’embryon de ce Parlement corporatif qui devra achever leur œuvre lorsque les Corporations auront fait leurs preuves. Pendant les quatre années qui ont précédé la loi de 1934, ce Conseil a réalisé une transition entre la période syndicale et la période corporative. Mais c’est surtout son Comité central qui a été, dans ses séances secrètes, le véritable organe de la dictature économique ; c’est lui qui a préparé les « Contrats types », rationalisé les industries, réglementé le commerce.

Le décret du 27 janvier 1931 conférait aux sections du Conseil national des Corporations des pouvoirs correspondant aux grandes branches de l’activité nationale : industrie, agriculture, commerce, etc.’

Ainsi, même sans véritables institutions corporatives, l’ère des corporations s’élaborait-elle d’une

manière presque imperceptible.

Le Comité corporatif central dont M. Bottai disait : «C’est en quelque sorte le Comité directeur du Conseil des Corporations » (1) a eu à s’occu-

per pendant le premier semestre de l’année 1930 :

10 De l’industrie du verre qui souffrait de la multiplication des entreprises (18 verreries en 1915, 56 en 1930) ;

20 De l’'émigration à l’intérieur des masses rurales

(garçons de ferme, journaliers) ;

(1) La Stampa, 4 mai 1930.

NT

39 De l’industrie de la soie ;

40 Des contrats entre cultivateurs et sucriers pour la fourniture de betteraves ;

59 De la question du lait (les prix, l’organisation de centrales pour la distribution dans les villes, etc.…).

Cependant, le Conseil national des Corporations se réunissait assez régulièrement. En novembre 1931 il eut à s'occuper des échanges avec l’étranger, des tarifs douaniers, de la protection de l’agriculture. M. Pirelli (le Michelin de l’Itahe) se fit remarquer par un vaste exposé, au fond très pessimiste sous des dehors attrayants, sur les obstacles multiples qui entravaient l'exportation italienne ; 1l exprima l'espoir que «les très lourdes charges fiscales, conséquences inéluctables de la revalorisation de la lire ne contribuassent pas davantage à la ruine du commerce d'exportation ».

En 1932, la session de printemps du Conseil natio-

nal des Corporations fut consacrée à l’étude des problèmes suivants :

19 Réforme de la législation sur la propriété industrielle. |

20 Réforme des lois sur l’assurance obligatoire contre les accidents du travail.

30 Révision générale de la législation sur le travail.

40 Règlément interne du Conseil national.

Au cours de la session d'automne (inaugurée le 30 novembre) de là même année, le Conseil s’est particulièrement occupé des bureaux de placement organisés près des syndicats ouvriers, des coopératives et enfin de quelques questions secondaires comme la réorganisation des chambres de commerce italiennes à l’étranger, ete.

En janvier 1933 les délibérations portèrent encore sur les bureaux de placement. Les déclarations faites par Mussolini devant cette assemblée (le 19 janvier) furent accueillies par les syndicalistes (du Lavorc lascista) comme particulièrement significatives.

Le Duce, en effet, insista particulièrement sur l'importance des syndicats ouvriers et déclara que « désormais 1l convenait d’annuier tout reste de prévention ou de méfiance à l'endroit du syndicat, tel que le fascisme l’a créé et dont il faut bien se garder de diminuer les attributions ».

Pendant toute l’année de 1934, le Conseil national des Corporations n’a jamais été convoqué. Mais à sa place, le Comité central corporatif s’est chargé d'examiner et d’expédier les affaires ayant trait à l’organisation corporative. Grâce aux mesures prises pendant les trois sessions de ce comité, « la puissante machine corporative » a continué à travailler à plein rendement pour développer la richesse, le bien-être et la grandeur politique du peuple italien (1).

{4}: Lavoro Fascista, 15 mars 1935 (Rapport de: MM. Amicucci et Corni).

AT: paie

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