DEPUIS LEUR CRÉATION
Les décrets de mai-juin 1934 ayant donné une existence réelle aux vingt-deux corporations, Mussolini procéda immédiatement à la constitution des « Etats-majors » de ces organismes. C’est à eux qu'allait être confié désormais la direction des activités productives et le règlement des rapports sociaux dans le Royaume.
Les nominations aux Conseils furent publiées le 9 novembre 1934, et le jour suivant, une sorte « d’assemblée générale » réunissait à Rome les huit cent cinquante membres de toutes les corporations.
Dans la «salle de Jules César », Mussolini adressa
la parole à ces Cofficiers de l’armée du travail » :
« Camarades ! Cette assemblée imposante — Ja plus imposante, sans doute, dans l’histoire de l’Italie — est, en elle-même, un événement et par l’endroit où elle se réunit, et par le moment où elle a lieu, et par le style qui.la distingue. Ce n’est pas seulement le nombre de ceux qui y participent qui rend cette assemblée si remarquable, mais encore son caractère et ses buts qui n’ont pas de précédent dans l’histoire. C’est une assemblée révolutionnaire, c’est-à-dire de celles qui agissent avee méthode et enthousiasme pour déterminer —- dans les institu-
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tions, les lois, les mœurs —- les transformations politiques et sociales dont le peuple a besoin.
« À partr d'aujourd'hui, les vingt-deux corporations commencent leur vie effective et opérante ; et le jour n'est pas loin où cette assemblée remplacera une autre institution qui appartient à une phase surpassée de l’histoire.
« Le but de la Corporation est d'augmenter sans cesse la puissance globale de la Nation pour faciliter à celle-ci une triomphale expansion dans le monde.
« Aujourd’hui, ce 10 novembre de l’an XHII (de l’ère fasciste) la grande machine se met en mouvement.
« Bien des espérances accompagnent en cette époque de confusion universellé, de misère aiguë et de forte tension politique l’essor des corporations. Et cela, non seulement en Jtalie.
« Il ne faut pas que ces espoirs soient déçus. On peut sûrement compter sur la volonté et la foi des hommes mais encore plus sur la logique des principes qui, depuis 1919, année déjà lointaine, guident la Révolution des Chemises noires vers un avenir
de triomphes. »
« Pour bien comprendre la question fort importante du personnel supérieur des Corporations », écrit M. Guillaume (1), « il n’est rien de tel que de prendre un exemple ». Et l’auteur des « Corporations
{4) Bulletins de la Société d'Etudes et Informations économiques et sociales (supplément au bulletin n° 288 du 19 décembre 1934).